A la criée à Béjaïa !

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L a collecte des signatures par les candidats à la candidature à l’élection présidentielle du 18 avril n’emballe pas les foules à Béjaïa, loin s’en faut.

L’écueil est de taille pour les candidats qui doivent compter un minimum de 1500 formulaires signés parmi les 60 000 signatures d’électeurs à collecter dans 25 wilayas.

La tâche est ardue pour ceux qui comptent sur les électeurs de Béjaïa. Elle est d’autant plus difficile que la tradition des pratiques citoyennes de la région est faite de réticence vis-à-vis des élections, et encore plus envers les présidentielles. Le mot d’ordre de boycott, ou de «rejet», lancé par les deux partis de l’opposition, le FFS et le RCD, consolide la tendance au désintérêt.

Depuis le lancement de l’opération de collecte, le 19 janvier, Béjaïa a connu la manifestation publique d’un seul postulant en la personne de Rachid Nekkaz qui a opté pour une stratégie «bruyante» sur le terrain. Annonçant via
Facebook ses haltes dans la wilaya, il cible la proximité des sièges d’Apc où il donne rendez-vous aux citoyens. Lundi dernier, il a été à El Kseur, Béjaïa et Kherrata.

L’invitation des passants à lui accorder leur parrainage s’est faite carrément à la criée en pleine rue. A Béjaïa, il a investi, caméra à la main et sur fond d’une foule de jeunes enthousiastes ou amusés, l’intérieur des locaux de l’état civil.

Des jeunes ont signé pour lui et pris des selfies en live. C’est dans cette ambiance inhabituelle que s’est déroulée l’opération qui n’apporte pas les résultats escomptés. La preuve est que Rachid Nekkaz compte revenir à la charge les jours qui viennent en passant par Akbou, Amizour, Béjaïa, Tichy et Souk El Tenine.

Si sa démarche repose sur un périple qui prend le pari de toucher un maximum de wilayas, Rachid Nekkaz privilégie certaines régions plus que d’autres, pour des considérations relatives à ses origines.

Originaire de Chlef, sa mère est de la région de Béjaïa, apparemment la seule wilaya qu’il visitera à travers pas moins de sept de ses localités pour espérer atteindre le seuil, difficile, des 1500 signatures.

Les autres candidats à la candidature se font discrets, ou sont totalement absents sur le terrain, si ce n’est l’investissement des réseaux sociaux. Pour un des représentants de Ali Ghederi, l’opération «se déroule le plus normalement», contrairement à d’autres wilayas où le staff du candidat à la candidature dénonce des dépassements. «Nous avons par contre des difficultés pour la légalisation des formulaires.

On exige de nous la présence des signataires, ce qui n’est pas demandé ailleurs», nous dit-il. Y a-t-il du répondant ? «Tout le monde veut le changement», nous répond notre interlocuteur.

Dans les bilans provisoires de ces parrainages, les chiffres traduisent un «non-événement» et renseignent sur ce que risque d’être le jour «J». A Amizour, «quelques signatures pour trois ou quatre candidats», nous affirme le maire. A Chemini, «aucun formulaire signé», selon le P/Apc.

A Tazmalt, les derniers chiffres de la journée d’hier que nous avons eus de la part d’un élu local sont faibles : Rachid Nekkaz a eu 4 formulaires, Ali Benflis à peine deux de plus, Abderrazak Makri en a eu deux en tout et Ali Ghederi a cumulé 50 signatures.

El-Watan.com