Abdelaziz Belaïd officiellement candidat à la présidentielle : «La stabilité de l’Algérie ne peut être liée à une personne»

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Le président du Front El Moustakbal, Abdelaziz Belaïd, est officiellement candidat à l’élection présidentielle de 2019. Sa candidature a été approuvée par les congressistes. Dans une conférence de presse animée à la fin des travaux du deuxième congrès du parti hier à Alger, Abdelaziz Belaïd, déjà candidat à la dernière présidentielle de 2014, affirme être conscient de la nature du système et du contexte politique dans lequel va se dérouler la prochaine élection. Mais il dit préférer se battre pour tenter de faire sortir le pays de cette «léthargie mortelle».

Le président du Front El Moustakbal dit avoir l’audace nécessaire pour «relever le défi du changement». «Je ne suis pas un lièvre mais plutôt un lion déterminé à livrer bataille pour faire sortir le pays de cette situation désastreuse», souligne Abdelaziz Belaïd pour lequel la véritable crise est «à venir». «S’il n’y aura pas de changement de fond, l’Algérie connaîtra beaucoup de problèmes. Les effets nuisibles de cette politique ne sont pas encore ressentis», relève le président du Front El Moustakbal, qui estime qu’on ne peut pas mentir au peuple tout le temps.
Abdelaziz Belaïd dénonce la politique de «terrorisation» de la société. Pour lui, le régime en place s’emploie à faire peur au peuple en tentant de lui faire croire que «le changement est synonyme de chaos».

«L’Algérien se lève le matin, la peur au ventre. Il a peur de demain, mais il ne sait pas quoi faire ni comment vaincre cette peur. C’est à nous de lui montrer la voie et de lui défraîchir le chemin du changement», insiste-t-il. Ne rien faire, selon lui, «c’est laisser le pays à sa perte, c’est l’abandonner aux forces régressives et prédatrices». «Nous voulons faire quelque chose pour notre pays. 2019 sera un tournant décisif pour l’avenir de l’Algérie et de son peuple. Si on n’avance pas, on reculera forcément. Et on a déjà trop reculé», poursuit le président du Front El Moustakbal, qui refuse le système de cooptation et clientélisme en vogue actuellement dans le pays. «Même au sein de notre parti, nous avons mis en place un système de primaires pour l’élection des têtes de liste aux élections», précise-t-il.

Abdelaziz Belaïd insiste sur le bannissement de la violence sous toutes ses formes dans la pratique politique. «La corruption a atteint des seuils plus qu’inquiétants. Nous la combattons et nous œuvrons à bonifier notre travail politique et l’épurer de toute pollution communautaire, régionaliste, clientéliste et de toute espèce de corruption, qu’elle soit directe ou indirecte.» Abdelaziz Belaïd estime que les Algériens sont conscients et en ont marre de cette situation. «Notre responsabilité est de bien travailler avec d’autres forces politiques qui partagent nos principes fondateurs afin de redresser le pays et le remettre sur la voie de la justice, de l’égalité, de la stabilité, de la prospérité et du développement» Abdelaziz Belaïd rappelle dans ce sillage les affres de la décennie noire. «Les mêmes forces qui ont conduit à la tragédie des années 1990 existent aujourd’hui. Elles sont encore plus fortes et plus nuisibles», avertit-il.

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