La bâtonnière de Bouira accuse le parquet général : «Un avocat est décédé pour cause de pressions»

  • 1 mois il y a
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La mobilisation citoyenne pour le départ du système et de ses alliés reste intacte à Bouira. Cela prouve que les citoyens ne comptent pas s’arrêter jusqu’à la satisfaction totale de leurs revendications, celle du départ inconditionnel du système.

A l’appel de l’Union nationale des barreaux d’Algérie, une centaine d’avocats ont organisé, hier, une marche appelant au départ de tous les symboles du système. «Oui pour le départ de la issaba» (bande), «Le peuple est la source du pouvoir.

La défense est la voie du peuple». La foule a aussi scandé des slogans hostiles au régime. Les robes noires ont par ailleurs appelé à l’instauration d’un Etat de droit où les citoyens seront égaux devant la justice. S’exprimant en marge de la marche, la bâtonnière de Bouira, Me Sidhoum Wafia, a porté de graves accusations contre le parquet général près la cour de Bouira.

Intervenant à l’occasion de la manifestation d’hier, l’avocate a dénoncé, dans une déclaration à El Watan, «des pressions et intimidations» que subissent ses confrères.

La déclaration de Me Sidhoum a fait réagir des collègues qui ont également dénoncé les pratiques du parquet général. Elle a cité les cas de feu Me Bouroubi Mohamed et d’un autre avocat, qui a fait l’objet, selon elle, de plusieurs poursuites judiciaires arbitraires. «Ce n’est pas juste lorsque l’on classe une plainte contre un confrère et que le parquet général demande sa réouverture.

Un confrère a été poursuivi pour 7 affaires d’inspection du travail, alors qu’il s’agit d’une seule affaire», a-t-elle asséné en qualifiant l’attitude du procureur général d’abusive. «Et notre confrère (Me Bouroubi Mohamed, ndlr) est décédé dimanche dernier d’une crise cardiaque, suite à des jugements rendus par défaut», a-t-elle accusé, soulignant que les avocats ont décidé de boycotter la session criminelle.

Contacté par téléphone, dans le but d’avoir la version du procureur général, quant aux accusations gravissimes portées par la bâtonnière, au bout du fil, une femme a répondu que le procureur n’est pas à son bureau.

El-Watan.com
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