Pour une Algérie démocratique et souveraine

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Aujourd’hui (mercredi 8 mai 2019), l’Algérie commémore un événement déterminant de son histoire : les massacres du 8 Mai 1945.

Ce jour, mardi 8 mai 1945, les Algériens ont organisé des marches pacifiques pour rappeler la promesse faite par les Alliés, dont la France, de bénéficier du libre choix de leur destin. A cette initiative, la soldatesque française et son appendice, les colons, ont réagi avec une férocité et un acharnement inouïs et inhumains, provoquant le massacre de 45 000 Algériens.

Véritable génocide et crime contre l’humanité. Ce crime hantera la conscience française tant qu’il ne sera pas officiellement et publiquement assumé et suivi d’une demande de pardon. Celle-ci ne sera pas, pour autant, absoute pour les autres crimes coloniaux.

Le déni de l’histoire doit cesser !

Dans ce contexte, il convient de saluer la position prise par un Collectif français de 31 associations, partis politiques et syndicats exigeant notamment :

«… d’arracher à l’oubli ce qui s’est passé en Algérie (le) même 8 mai 1945 et les jours suivants» suite «à des manifestations pacifiques…» «… de ne pas occulter ce crime d’Etat… pour permettre à la France d’en finir avec la page coloniale de son histoire» «… de dire la vérité sur les massacres du 8 Mai 1945»

Dont acte !

Le 8 Mai 1945 a été le premier mouvement fédérateur de notre histoire coloniale, après la résistance de Abdelkader, des principaux partisans de l’émancipation de notre pays, et ce, grâce à la mise en place des AML (Amis du Manifeste pour les libertés), dont la principale exigence est le recouvrement de notre souveraineté dans une Algérie démocratique.

Le 8 Mai 1945 a été irréfutablement une action populaire pour la restauration d’une Algérie authentique et fière, en adéquation avec sa civilisation, sa culture… et son passé. L’adhésion totale du peuple, à travers l’ensemble du pays, aux idées des AML a été le premier socle invincible de notre marche vers l’indépendance, tant il est vrai aussi que le 8 Mai 1945 a été, sans ambiguïté, l’annonciation et le levain du 1er Novembre 1954.

Comme un miracle singulier de notre épopée historique, le hirak 2019 a pris naissance dans la ville martyre de Mai 1945 : Kherrata. C’était le 16 février 2019. Comme en 1945, la graine a germé (19 février 2019 à Khenchela) pour poursuivre sa poussée à travers toute notre chère patrie : le 22 février 2019.

Ce mouvement impétueux est en train de poursuivre sa course, et ce, jusqu’a l’aboutissement de l’édification d’une Algérie libre, démocratique et souveraine.

Par le passé, la Fondation du 8 Mai 1945 s’est consacrée exclusivement à la dénonciation des crimes contre l’humanité et du comportement immonde du colonialisme ainsi qu’à la sauvegarde de notre mémoire. D’une façon générale, à l’écriture de notre histoire. Association apolitique de par ses statuts et législation en vigueur, elle s’est fait l’obligation morale, et le devoir, de se tenir à l’écart des zizanies et des prises de position partisanes ou d’appui à des hommes politiques, s’agissant des affaires internes algériennes.

Cependant, elle a été à l’avant-garde du combat contre les visées et les menaces proférées contre l’Algérie tant étrangères qu’intérieures. Dans ce sillage, elle n’a eu de cesse de dénoncer expressément les agissements meurtriers et sournois du terrorisme intégriste et de l’extrémisme islamiste.

Les soussignés, derniers survivants des initiateurs et fondateurs de la Fondation du 8 Mai 1945, tiennent par cette déclaration à appuyer, sans réserve, comme la majorité des Algériens, les marches populaires et pacifiques du mouvement hirak, pour le triomphe du peuple dans son combat contre l’oligarchie compradore, la hogra, l’abus de pouvoir et la gestion mafieuse de l’Etat bouteflikien.

Au fait, n’est-il pas temps pour la «famille dite révolutionnaire», si prompte à réagir, dans un passé récent, au moindre frétillement du système, de sortir de son silence ? Surtout quand on a séquestré Novembre 1954 !

A moins que…

En tout état de cause, il y a eu un avant et il y aura un après 22 février 2019. Vive l’Algérie démocratique et souveraine.

 

Par Makhlouf Aouli  et Youcef Ferhi

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