Rapport mensuel de l’AIE : Des marchés calmes mais la situation est instable

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Dans son rapport mensuel sur l’état des marchés pétroliers livré hier, l’Agence internationale de l’énergie (AIE) s’est félicitée du calme global qui règne sur ces marchés et constate que l’offre n’a pas été perturbée par les troubles géopolitiques prévalant dans la région du Golfe.

«Au moment où nous écrivons, il n’y a pas de perturbation de la fourniture de pétrole et les cours évoluent peu», note l’agence. «En dépit du contexte géopolitique difficile et d’autres problèmes d’offre, les cours principaux ont peu évolué depuis un mois, s’établissant juste au-dessus de 70 dollars le baril de brent», remarque l’AIE. Le calme régnant est toutefois précaire, vu l’évolution de la situation géopolitique dans le monde, notamment en Libye, en Iran et au Venezuela, mais surtout à cause des attaques enregistrées contre des navires dans le Golfe et des installations pétrolières en Arabie Saoudite.

Deux jours après le sabotage énigmatique de quatre navires au large des Emirats arabes unis, un oléoduc majeur en Arabie Saoudite a été fermé suite à des attaques revendiquées par des rebelles houthis du Yémen.

Dans son rapport, l’AIE prévoit une progression lente de la demande mondiale de pétrole, alors que les approvisionnements risquent de se resserrer sous l’effet des sanctions américaines contre l’Iran. Si les stocks mondiaux ont augmenté durant les trois premiers mois de l’année en cours, ils risquent de connaître une forte chute pour le trimestre actuel du fait des sanctions américaines contre l’Iran, jusqu’à pouvoir atteindre les niveaux enregistrés durant la guerre en Irak des années 1980, indique le même rapport.

L’AIE compte sur l’Arabie Saoudite, entre autres grands producteurs, pour alimenter le marché et remplacer graduellement les barils iraniens. L’AIE réduit aussi ses prévisions du taux de croissance pour l’année 2019 de 90 000 barils par jour pour atteindre un total de 1,3 million par jour. Les pays de l’OPEP, qui pompent 30,2 millions de barils par jour, se concerteront une nouvelle fois avec leurs alliés russe et kazakh, ce week-end à Djeddah, sur la question de la gestion des approvisionnements durant le second semestre de l’année.

L’AIE table sur une moyenne de prix de 70 dollars le baril de pétrole, en hausse de 4 dollars par rapport à sa projection d’avril et de 9 dollars par rapport à celle de janvier. Notons que le prix du baril de brent a été de 70,83 dollars hier à Londres. Le prix du panier de l’Opep est, quant à lui, de l’ordre de 70,66 dollars contre 71,21 dollars lundi dernier.

El-Watan.com
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