Affaire Adlène Mellah, Réda City 16 et Kamel Bouakkaz : La chambre d’accusation valide la détention

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Affaire Adlène Mellah, Réda City 16 et Kamel Bouakkaz : La chambre d’accusation valide la détention

La chambre d’accusation près la cour d’Alger a débouté, dimanche dernier, l’ensemble des appels introduits par les avocats contre les décisions de mise sous mandat de dépôt du journaliste Adlène Mellah, rédacteur en chef d’un site électronique, mais aussi du chanteur Réda City 16, de son vrai nom Hemimid, du beau-frère de celui-ci, de l’acteur Kamel Bouakkaz, de Fodil Dob ancien footballeur et de Houari Boukhors, frère d’Amir DZ.

Étant journaliste, Adlène Mellah est poursuivi pour, entre autres, «diffamation» et «atteinte à la vie privée», sur la base de plaintes déposées par le groupe Ennahar et le groupe Condor, à la suite d’articles parus sur le site électronique dont il est rédacteur en chef.

Hier, ses avocats, Mes Amine Sidhoum, et Noureddine Benissad, étaient très déçus. «La détention est une mesure qui s’impose lorsque la prévenu constitue une menace ou risque de détruire les éléments de preuves retenues contre lui. Or, les deux cas ne s’appliquent pas au journaliste.

Pourquoi maintenir une telle mesure ?» relève Me Benissad. Aussi bien pour ce dernier que pour Amine Sidhoum, Adlène Mellah est poursuivi «pour ses écrits en tant que journaliste. Les délits pour lesquels il est poursuivi ont été bien choisis, dans le but de contourner l’article 50 de la Constitution, qui interdit l’emprisonnement des journalistes, lorsqu’ils sont poursuivis pour leurs écrits».

En prison, a déclaré Me Sidhoum, Mellah est «certes très affaibli par le malaise cardiaque qu’il a eu, mais reste très serein. Son emprisonnement, m’a-t-il dit hier quand je lui ai rendu visite à El Harrach, est lié à son statut de journaliste et à ses écrits, qu’il assume totalement».

Pour leur part, les cinq autres prévenus, Réda City 16, son beau-frère, Kamel Bouakkaz, Houari Boukhors, frère de Amir DZ, et l’ancien footballeur Fodil Dob sont poursuivis dans le cadre de l’affaire dite Amir DZ et dans laquelle se trouvent plusieurs plaignants, parmi lesquels le groupe Ennahar, la wilaya d’Alger, le maire d’Alger-Centre et des hommes d’affaires.

Les chefs d’inculpation vont de «la diffamation, jusqu’aux menaces, en passant par le chantage, l’extorsion de fonds et l’atteinte à la vie privée».

Ils ont tous été présentés, après une enquête de la Gendarmerie nationale, devant le tribunal de Sidi M’hamed, à Alger, avant que le juge de la 5e chambre ne les place sous mandat de dépôt. Leurs avocats ont contesté, auprès de la chambre d’accusation, cette décision de détention, mais ils ont été déboutés. Ainsi, Adlène Mellah et les cinq autres prévenus sont gardés en détention jusqu’à leur procès.

Par ailleurs hier, les avocats de Abdou Semmar, responsable d’un site électronique, ont été choqués d’apprendre que ce dernier «fait l’objet d’une interdiction de sortie du territoire national, alors que cette décision avait été levée à l’issue du procès qui s’est tenu jeudi dernier.

Le président n’avait pas rendu sa décision, estimant qu’il y avait nécessité d’un complément d’information. Il a mis en liberté les mis en cause, dont Abdou Semmar.

Il n’a à aucun moment décidé d’une mise sous contrôle judiciaire. Personne n’était en mesure de nous dire hier qui était la partie à l’origine de cette mesure, puisque ni le juge ni le procureur n’en sont responsables. Il y a là une grave dérive».

En tout état de cause, toutes ces affaires de poursuite des blogueurs, de mise en accusation de la presse électronique suscitent la condamnation, mais aussi la solidarité avec les mis en cause, tous incarcérés.

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