Agriculture : 8000 quintaux de liège récoltés

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La production subéricole de la campagne 2018 a enregistré une progression significative par rapport à la celle de l’année écoulée, avons-nous appris auprès des services de la Conservation des forêts. «La récolte s’est étalée du début juillet jusqu’à la fin septembre. Elle s’est soldée par près de 8000 quintaux de liège récoltés, soit une hausse de près de 100% par rapport à l’année 2017, au cours de laquelle il n’a été engrangé qu’un peu plus de 4000 quintaux», nous a-t-on fait savoir.

Colonisant près de 60 000 ha de forêt, le chêne-liège occupe le plus vaste territoire sylvestre de la wilaya de Béjaïa avec une densité de peuplement significative. Il surpasse de loin les autres espèces forestières, comme le chêne zen, le chêne vert et le pin d’Alep.

Le chêne-liège se retrouve dans la majorité des massifs boisés de la wilaya, tels que les forêts d’Akfadou, de Bouhatem, dans la commune de Toudja, de Taourirt Ighil et de Beni Ksila. Eu égard à ses innombrables usages dans la sphère économique, le chêne-liège est l’une des espèces sylvestres les plus convoitées et les plus prisées. Le bois de cet arbre endémique est exploité dans le chauffage et la menuiserie, tandis que le liège (suber) prélevé de l’écorce sert pour la confection de bouchons, semelles, flotteurs et comme isolant dans le bâtiment.

Néanmoins, pour résilient et rustique qu’il soit, cet arbre, au port altier et au feuillage persistant, n’est pas moins exposé à la dégradation. Le facteur anthropique, à travers les prélèvements illicites et les incendies, fait planer une sérieuse menace sur la subéraie. Les activités sylvicoles pernicieuses, telles que le démasclage et une maladie causée par Lymantra Dispar, un ver à fort potentiel de nuisance, participent aussi dans une certaine mesure au déclin de ce précieux patrimoine.

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El-Watan.com