Aïn Témouchent : Les bénéficiaires AADL-CNEP floués

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Les bénéficiaires AADL-CNEP de Témouchent se sont sentis floués car les logements qui leur ont été promis, bien qu’achevés depuis des années, n’ étaient pas livrables en raison de la non-réalisation des VRD.

La CNEP a affiché la liste des candidats au programme des 1104 logements dits «AADL-CNEP» et dont les dossiers ont été agréés ou non par la CNL. Un certain nombre de dossiers ont été rejetés parce que incomplets. Mais, sur les 1104 candidats ayant opté pour ce programme, en l’absence d’un programme AADL, seulement une dizaine des candidats ont accompli les formalités nécessaires auprès de la CNEP afin de régulariser leurs dossiers d’acquisition.

La veille, près de 200 candidats avaient observé un sit-in devant le siège de la wilaya. Qu’en est-il de cette affaire qui traîne depuis 2013 dans l’opacité avec une communication faussée ? Le premier écueil est qu’il se trouve que les logements en question, bien qu’achevés depuis des années, n’étaient pas livrables en raison de la non-réalisation des VRD.

On saura par la suite que le problème était national, car les travaux de VRD n’étaient pas à la charge de la CNEP, selon une convention passée avec le ministère de l’Habitat. Le ministre en charge du secteur, en visite à Témouchent, a annoncé (El Watan du 16.12.17) l’octroi de 140 millions de DA de financement des travaux de VRD en primaire et secondaire, alors que le tertiaire est mis à la charge de la CNEP.

Mais un trimestre plus tard, rien n’est lancé. Un sit-in des bénéficiaires a été observé (El Watan du 28.03.18). Les services concernés ont indiqué alors que les travaux avaient été gelés par le ministère des Finances au titre des restrictions budgétaires. Cette année, des soumissions à des appels d’offres avaient été conclues avec des entreprises pour réaliser les VRD, mais la procédure a été stoppée.

Les protestataires témoignent que la wilaya ne ménage pas ses efforts, mais que c’est la CNEP qui est à la source du blocage : «Nous avons été piégés. La CNEP refuse les conditions de paiement comme celles auprès de l’AADL, soit avec 1% d’intérêt. Elle réclame 5,75%, alors que nous ne sommes pas des demandeurs d’un crédit CNEP, mais des souscripteurs à la formule location-vente.

Par ailleurs, nous avons versé 10% à AADL, qui n’ont pas été transférés à la CNEP. Cette dernière nous réclame le versement de 25% du coût du logement. Mais alors que deviennent nos 10% versés à AADL, soit 210 000 DA ? Puis, on nous demande d’aller individuellement réclamer nos 10% chez AADL, sauf que pour les récupérer, cela nécessite quatre mois d’attente au minimum !

Que se passe-t-il entre les deux organismes? On n’en sait rien. Et puis, on ne connaît même pas le prix du logement.» Ces questionnements sont à mettre au compte d’une mauvaise communication entre les autorités locales de l’époque. En effet, celles-ci avaient annoncé que les logements de la CNEP, n’ayant pas trouvé preneurs, avaient été versés au titre du programme AADL.

Les intéressés avaient cru que le transfert de leurs demandes à la CNEP obéirait aux conditions de cession de l’AADL, ce qui n’est pas le cas, d’où des conflits à n’en plus finir avec la CNEP, accusée d’être à l’origine de toutes les entraves. Du côté de cette institution, on suspecte un mouvement d’agitation de personnes qui espèrent profiter de la confusion pour faire passer leurs dossiers.

El-Watan.com