Le beau-frère de Ben Ali reste en détention

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Cour d’appel d’Aix-en-Provence (France)

Belhassen Trabelsi, beau-frère de l’ancien président tunisien, Zine El Abidine Ben Ali, dont Tunis a demandé l’extradition, va rester en détention, a décidé hier la cour d’appel d’Aix-en-Provence (sud).

Inculpé pour «blanchiment en bande organisée», M. Trabelsi avait obtenu le 28 mars sa remise en liberté, mais avait été placé sous écrou extraditionnel le lendemain, le parquet général d’Aix-en-Provence lui ayant signifié un mandat d’arrêt d’un juge d’instruction de Tunis lancé le 22 février 2017.

Hier, la cour d’appel a rejeté une nouvelle demande de remise en liberté présentée par sa défense. A l’audience, l’avocate générale Solange Legras s’est opposée à cette remise en liberté, car «M. Trabelsi fait tout pour échapper à la justice tunisienne», a-t-elle dit.

La demande d’extradition des autorités tunisiennes invoque une série de décisions prononcées par défaut. L’avocate générale a ainsi cité trois condamnations à dix ans de prison chacune, prononcées entre février 2017 et juin 2018, pour des délits financiers. «Avec M. Ben Ali, Belhassen Trabelsi n’a pas hésité à piller des entreprises tunisiennes», a-t-elle indiqué.

Selon Me Xavier Nogueras, défenseur de M. Trabelsi, «les membres de la famille de M. Trabelsi font l’objet d’une vendetta en Tunisie pour des raisons politiques». En cavale depuis mai 2016, après avoir quitté le Canada où il s’était réfugié après la révolution tunisienne de janvier 2011, le frère de l’ex-première dame tunisienne, Leila Trabelsi, a été arrêté mi-mars dans le sud de la France et inculpé pour «blanchiment en bande organisée, recel, usage et complicité de faux documents administratifs ainsi que pour entrée irrégulière d’un étranger sur le territoire national».

Sa défense avait fait appel contre son placement en détention provisoire. Le 28 mars, la chambre d’instruction de la cour d’appel d’Aix-en-Provence avait accédé à cette demande, mais M. Trabelsi n’avait pas quitté la maison d’arrêt des Baumettes à Marseille, dans l’attente de la notification de cette décision.

El-Watan.com