Proche-Orient : Nouvelle victoire des prisonniers palestiniens

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Suite à des négociations avec les autorités pénitentiaires de l’occupation israélienne, quelque 400 prisonniers palestiniens en grève de la faim depuis une semaine ont mis un terme, lundi, à leur mouvement revendicatif.

Le Club des prisonniers palestiniens, une organisation non gouvernementale qui défend les droits des prisonniers détenus dans les prisons israéliennes, a confirmé cette information.

Les prisonniers grévistes réclamaient une amélioration de leurs conditions de détention dont la désinstallation de brouilleurs de signaux pour téléphones portables mis en place dans certaines prisons. Ils demandaient, également, l’annulation des interdictions de visites pour des centaines de détenus, surtout pour ceux dont les familles habitent dans la bande de Ghaza, ainsi que la fin du recours à l’isolement, cela en plus du retour de certains prisonniers dans les prisons et les pavillons d’où ils ont été déplacés de force.

Selon le Club des prisonniers palestiniens, un accord a été trouvé pour mettre fin à la grève. Cette ONG indique notamment qu’Israël a accepté d’arrêter de recourir aux brouilleurs qui menacent la vie des prisonniers en leur causant de graves maladies, dont des cancers.

Selon l’agence de presse palestinienne officielle Wafa, des téléphones publics seront aussi installés dans les prisons et pourront être utilisés 3 jours par semaine. Les revendications des prisonniers étaient soutenues par l’ensemble des factions palestiniennes.

La cause des prisonniers palestiniens dans les geôles israéliennes bénéficie d’un consensus à tous les niveaux de la société palestinienne qui considère ces milliers d’hommes, de femmes et d’enfants comme des héros méritant le respect de tous.

Chantage

Israël, qui considère les prisonniers comme des terroristes, les utilise comme otages et moyens de chantage pour obtenir des concessions de la part de la direction palestinienne. Aujourd’hui, les Palestiniens commémorent la Journée du prisonnier.

Des rassemblements, des marches et des expositions seront organisées dans toutes les villes palestiniennes pour réclamer la libération des détenus palestiniens et leur faire sentir qu’ils jouissent du soutien de l’ensemble du peuple palestinien.

Des organisations de défense des droits des prisonniers affirment que depuis 1967, un million de Palestiniens sont passés par l’expérience de la détention dans les prisons israéliennes. Le nombre de prisonniers a atteint 5700 en 2019, parmi lesquels 700 sont atteints de maladies. 30 de ces prisonniers malades ont un cancer. Tous ces malades souffrent d’une négligence médicale. Ce n’est pas tout.

Deux cent cinquante enfants palestiniens sont actuellement dans les geôles israéliennes. 50 enfants de la ville d’Al Qods sont assignés à résidence et ne peuvent pas sortir de leurs domiciles. 49 femmes palestiniennes croupissent actuellement dans la prison de Damon dans des conditions insoutenables.

Plus de 16 000 Palestiniennes ont été incarcérées depuis 1967. 26 prisonniers (les anciens détenus) ont été arrêtés avant la signature des Accords d’Oslo par l’OLP et Israël en 1993. Les prisonniers Maher et Karim Younes sont détenus depuis plus de 37 ans. La première grève générale de la faim avait été lancée par les prisonniers palestiniens le 11 septembre 1967 et avait duré 65 jours. Elle fut la plus longue grève générale collective de la faim de l’histoire.

La dernière grande grève générale collective de la faim a eu lieu au mois d’avril 2017. Plus de 800 prisonniers y ont participé.

En fait et malgré tous les moyens illégaux utilisés par les autorités pénitentiaires israéliennes, les prisonniers palestiniens, dont 218 sont tombés en martyrs au cours de leur détention, suite aux tortures, l’élimination physique ou la négligence médicale depuis 1967, n’ont jamais cessé de lutter pour arracher leurs droits.

El-Watan.com