Ali Benflis, Président de Talaie El Hourriyet : «Le 5e mandat est celui des forces anticonstitutionnelles»

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Le président de Talaie El Hourriyet, Ali Benflis, a estimé que si 5e mandat de Abdelaziz Bouteflika il y a, ce sera celui des «forces anticonstitutionnelles». L’ancien Premier ministre est convaincu que, vu l’état de santé du chef de l’Etat, la prise de décision est sûrement entre les mains de ces autres «forces».

«S’il y a un 5e mandat, cela veut dire que ce mandat n’est pas celui du président Abdelaziz Bouteflika, mais celui des forces anticonstitutionnelles, qui ont pris les commandes des affaires de ce pays. Et cela représente un grand danger», a-t-il déclaré, hier, au site TSA.

Par «forces anticonstitutionnelles», Benflis veut évoquer celles de «l’argent sale». D’ailleurs, pour le président de Talaie El Hourriyet, ce 5e mandat sera «le premier de ces forces anticonstitutionnelles». «Le président Bouteflika a fait quatre mandats. Après, les deux premiers, ils ont accaparé la Constitution, pour permettre un troisième.

Puis, il y a eu un quatrième, durant lequel il était absent. S’il y aura un 5e mandat, cela voudrait dire que celui-ci est le premier mandat des forces anticonstitutionnelles. C’est un danger pour le pays mais aussi une atteinte à l’histoire du Président», a déclaré à ce propos Benflis qui s’exprimait juste avant l’annonce officielle de la candidature de Bouteflika. Pour lui, ceux qui poussent dans cette direction, «précipitent l’Algérie vers l’inconnu». Celui-ci s’en est même pris aux promoteurs de la «continuité».

«De quelle continuité on parle. Le 4e mandat s’est terminé avec la planche à billets, le déficit et la harga», a-t-il déclaré. Pour Benflis, «idolâtrer les photos» n’est pas dans la ligne «des valeurs de Novembre». Le président de Talaie El Hourriyet va-t-il, malgré ça, participer à cette élection présidentielle ? Ali Benflis n’a pas voulu se positionner pour l’instant sur la question. Hier, il a réaffirmé que même si le parti a pris ses devant en retirant les formulaires de parrainages, c’est le comité central, qui devra se réunir à la fin du mois en cours, comme il l’a précisé, qui décidera.

Benflis n’a même pas voulu donner une idée sur la tendance lourde, entre participation et boycott, qui se dégage au sein de sa formation politique, affirmant seulement qu’au sein de Talaie El Hourriyet il y a des partisans des deux options. Seulement, d’après le réquisitoire prononcé par Benflis au sujet du mode d’organisation des élections et de la «gravité» d’un 5e mandat, il est fort à parier que celui-ci prenne la décision, à la fin du mois, de boycotter l’élection.

D’après lui, les élections sont organisées par «un appareil politico-administratif sur la base d’une liste électorale que personne ne peut contester».
Par ailleurs, la Haute instance indépendante de surveillance des élections (Hiise), que préside Abdelwahab Derbal, n’est qu’«un appendice du ministère de l’Intérieur» qui «n’a aucune prérogative». En somme, pour Benflis, cette élection «ou bien elle sera un rendez-vous pour une sortie de crise ou bien elle précipitera le pays vers l’inconnu». C’est le fait que Bouteflika brigue ou non un 5e mandat qui ferait apparemment la différence. Et ce dernier a choisi finalement de se représenter.

El-Watan.com