Ali Laskri (FFS) à Boghni ( Tizi Ouzou) : «Le blocage de l’APN est une diversion»

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La situation de blocage de l’APN provoquée par le refus de Saïd Bouhadja, président de la Chambre basse du Parlement, de céder à la pression des groupes parlementaires du FLN, du RND, du MPA, de TAJ et des indépendants, qui ont demandé son départ à travers une motion de retrait de confiance, est qualifiée de diversion par Ali Laskri, membre du présidium du FFS.

«Le blocage de l’APN est une diversion. Le pouvoir est en train de jouer avec les institutions de l’Etat. C’est inédit dans les annales du monde entier», a martelé, hier, Ali Laskri lors d’une conférence organisée par la section locale de son parti dans la ville de Boghni, à 40 kilomètres au sud de Tizi Ouzou. L’orateur a estimé que «ce qui se passe actuellement dans notre pays relève du mépris envers le peuple, qui va se réveiller sûrement, un jour, et emportera définitivement le système.

L’Algérie d’aujourd’hui ne ressemble pas à celle voulue par Abane Ramdane et Larbi Ben M’hidi». «Nous avons toujours exigé que les institutions soient élues pas le peuple pour éviter ce genre de situations où le premier responsable de l’APN déclare qu’il n’obéit qu’à son président, Bouteflika. La diversion actuelle ne fait qu’affaiblir davantage la réputation du pays», a-t-il souligné. Pour  M. Laskri, l’actuelle Assemblée nationale est soumise au gouvernement. D’ailleurs, a-t-il dénoncé, «les commissions d’enquête parlementaire demandées par le FFS sur les inondations et le choléra, le foncier agricole et industriel sont toujours dans les tiroirs parce que les institutions ne sont pas légitimes. Elles n’émanent pas d’une base populaire. Ce qui se passe, aujourd’hui, est une catastrophe». Par ailleurs, le conférencier a soutenu que l’élection présidentielle de 2019 ne pourra en aucun cas constituer une sortie de crise pour le pays. Et pour cause, a-t-il soutenu, ce scrutin ne sera pas libre et transparent.

De son côté, Youcef Aouchiche, cadre du parti et président de l’APW de Tizi Ouzou, a déclaré, à la même occasion, que «le FFS demeure toujours le parti du peuple. Il est aussi, depuis sa création, le parti des luttes démocratiques. Il est fidèle à sa ligne depuis 1963».

Il est utile de noter que des membres de la direction nationale du FFS seront également au rendez-vous avec la commémoration du 12e anniversaire de l’assassinat de l’ancien président de l’APW, Rabah Aïssat, prévue pour vendredi prochain, dans la commune de Aïn Zaouïa, à 45 km du chef-lieu.

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