Alors que les pressions américaines s’intensifient : Quelle sera la riposte de l’Opep ?

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L’OPEP et ses alliés se réunissent aujourd’hui et demain à Vienne, en Autriche, pour tenter d’endiguer la chute des prix du pétrole qui pâtit de la faiblesse de l’économie mondiale et d’une surabondance due, en grande partie, à une augmentation de la production américaine

Alors que des ministres de certains pays membres de l’Opep tentaient de débattre hier, dans le cadre du Comité ministériel mixte de suivi Opep et non Opep (JMMC), du niveau de réduction potentielle de la production de pétrole, le président américain Donald Trump est intervenu à distance dans le débat, chahutant les discussions. Il estime ainsi que le groupe Opep – non Opep devait garder les robinets ouverts dans un tweet qui souligne en substance que «le monde n’a pas besoin, d’une hausse des prix du pétrole !»

Des pressions américaines qui s’intensifient à quelques heures de la réunion officielle des membres de l’Organisation qui entreprend de rapprocher les points de vue de ses membres autour de la nécessité d’une réduction des quotas pour stabiliser les prix, mais surtout pour décider du niveau des coupes à opérer pour endiguer la surabondance.

Si la plupart des producteurs ont clairement indiqué qu’ils étaient d’accord sur la nécessité de réduire la production de pétrole, les discussions préparatoires entre l’Arabie Saoudite et la Russie n’avaient abouti, hier, à aucune avancée décisive, selon Bloomberg, laissant planer le suspense sur la décision finale que prendra l’Opep aujourd’hui et l’éventuelle adhésion des non Opep lors de la réunion qui doit se tenir demain à Vienne. «L’OPEP et ses alliés pourraient décider de réduire la production de pétrole d’au moins 1,3 million de barils par jour», selon des sources citées par Reuters, qui ajoute que la résistance de la Russie à une réduction substantielle constituait jusqu’à présent le principal obstacle. Dans une interview à la veille de la réunion du comité de suivi de l’Opep, le ministre saoudien de l’Energie, Khalid Al Falih, avait déclaré qu’il était «prématuré» de suggérer que le groupe de l’OPEP et ses alliés accepteraient de réduire la production.

Une déclaration moins tranchée donc qu’il y a un mois, lorsqu’il avait déclaré qu’il fallait une baisse de 1 million de barils par jour pour stabiliser les prix. Le ministre russe de l’Energie, Alexander Novak, avait déclaré pour sa part que sa discussion avec Al Falih, mercredi matin, était «bonne» sans indiquer la tendance qu’allait prendre la discussion officielle à venir. Selon certains témoignages compilés par Bloomberg, les réunions préparatoires du sommet de l’Opep «se déroulaient dans un environnement difficile», notamment en raison de la position russe difficile encore à cerner.

Les ministres de l’Energie saoudien et des Emirats arabes unis, Khalid Al Falih et Suhail bin Mohammed al-Mazroui, ont déclaré mardi qu’un ajustement de la production mondiale de pétrole était nécessaire, mais que tous les producteurs devaient être présents. «Le prochain chemin à parcourir est de savoir si tous les pays sont disposés à participer et à contribuer à cette réduction», a déclaré Al Falih à la télévision Bloomberg. Des sources russes ont indiqué cependant que Moscou pourrait contribuer à une réduction d’environ 140 000 b/j, mais l’OPEP insiste pour que la Russie réduise de 250 000 à 300 000 b/j. Deux autres sources ont déclaré que les discussions portaient sur une réduction proportionnelle de 3,0 à 3,5% des niveaux de production d’octobre, sans aucune exemption pour aucun membre.

Une autre hypothèse selon laquelle l’Opep pourrait retarder la décision de réduire sa production, si les critères principaux tels que l’implication de la Russie n’étaient pas remplis, est ébauchée. «L’OPEP peut toujours se réunir à nouveau en février, par exemple, et décider ensuite d’une réduction. Ceux qui n’ont pas été capables ou désireux de coopérer voudront couper alors», a déclaré une source citée par Bloomberg. Hier, les cours du pétrole progressaient légèrement en cours d’échanges européens, après avoir longuement hésité entre hausse et baisse du fait des incertitudes qui prévalent concernant le sommet de l’Opep, aujourd’hui et demain vendredi. Hier vers 16h (heure algérienne), le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en février valait 62,24 dollars sur l’Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en hausse de 16 cents par rapport à la clôture de mardi. Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de «light sweet crude» prenait 25 cents à 53,50 dollars, une heure après son ouverture.

Après plusieurs heures d’hésitation, les prix du pétrole semblaient se décider pour une hausse. Celle-ci s’est précisée après que l’agence officielle russe TASS a affirmé que la Russie discutait d’une extension de l’accord de limitation de la production de pétrole, conclu en 2016, pour enrayer la chute des cours jusqu’à fin 2019.

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El-Watan.com