Amar Colombo de retour

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Amar Colombo de retour

Cinéma et théâtre d’expression Amazighe

Le comédien, acteur et réalisateur Amar Naïit Sid, dit Colombo, vient de produire un nouveau film en tamazight intitulé Tayemats (La maman).

Ce court métrage sorti sur DVD en France sera disponible en Algérie dans les mois à venir. Il traite des enfants qui mettent leurs parents en maison de vieux», explique l’humoriste kabyle connu pour ses one- man-shows et ses rôles dans des feuilletons.

L’artiste, qui tient son nom du détective de la célèbre série télévisée  nous a annoncé également qu’il revient d’une tournée en France, où il a animé des spectacles à Paris et Marseille. «Le public était chaleureux et réceptif à mon travail.

Je tiens à remercier l’adjoint-maire de Saint-Denis, Zahia Boughalis, qui m’a beaucoup aidé dans la programmation, ainsi que le conseiller de la municipalité Rabia et Hamid de radio Gazelle. Sans oublier ma femme Nadia qui m’a toujours.»

Revenant sur sa carrière et sa collaboration artistique avec la Télévision nationale (TV4), Colombo dit ne pas comprendre le fait d’imposer aux producteurs travaillant avec cette chaîne la transcription en caractères arabes du générique des programmes proposés pour diffusion. «Je suis amazigh, je dois faire passer ma langue maternelle.

Ceci dit, je ne suis pas contre les autres langues. Pour preuve, je joue en kabyle, en arabe et en français. qu’on nous laisse nous exprimer librement ! Je ne peux pas applaudir ou supplier un responsable pour être accepté, programmé dans mon pays.»

Sur un autre volet, notre interlocuteur plaide pour un véritable festival de film amazigh à Tizi Ouzou. «Il n’y a que des réalisateurs originaires de notre wilaya qui y sont invités, ces dernières années.

Cette rencontre cinématographique est devenue locale. Où sont nos amis berbères marocains, tunisiens ? Durant les années 1990, le festival théâtral Slimane Azem, organisé en collaboration avec la maison de la Culture Mouloud Mammeri, accueillait des artistes amazighs de tout le pays.»

En tant que comédien, Amar Naït Sid déplore, par ailleurs, le peu d’intérêt accordé, selon lui, par la direction du théâtre régional Kateb Yacine aux jeunes talents de la wilaya de Tizi Ouzou : «La programmation est médiocre.

On donne des millions de centimes aux gens qui viennent raconter des blagues, sans compter leur prise en charge, alors que des troupes locales ne reçoivent que 15 000 DA par spectacle.» La même politique d’exclusion des compétences est prônée, ajoute-t-il, au niveau national par des responsables en charge du secteur de la culture.

«On fait venir des étrangers pour le tournage du film sur Ahmed Bey et on censure une production consacrée à Ben M’hidi, un des chefs historiques de la guerre de Libération.

C’est révoltant !» Né en 1970 dans la région de Aïn El Hammam, Amar Colombo a débuté sa carrière en 1989, au sein du collectif culturel Tifilkouts, avant de créer la coopérative Les Rigolos.

Outre le monologue, il est connu pour ses rôles comiques dans des feuilletons en kabyle. Il a aussi réalisé une série de «Caméra cachée» et des gags. Actuellement, Amar Colombo planche sur une nouvelle série comique, Tel père, tel fils, avec le scénariste
Chérif Benyedoul.

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