Amizour : Le casse-tête des arrêts de bus

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Amizour : Le casse-tête des arrêts de bus

Des commerçants se sont rassemblés devant le siège de l’APC pour demander l’annulation de la décision de suppression de l’arrêt dit de «La pâtisserie» et l’aménagement d’un lieu de halte au profit des transporteurs des hauteurs de la commune.

Alors que les transporteurs ont repris cette semaine le travail suite à la dernière réunion qui a abouti à la décision de prévoir une période d’essai sur le nouvel itinéraire des transporteurs de Kendira, Barbacha et Feraoun, l’Association des commerçants monte au créneau. Selon ces derniers, l’annulation de l’arrêt dit de «La Pâtisserie» impactera négativement leurs activités.

Hier encore, plus d’une dizaine de commerçants se sont rassemblés devant le siège de l’APC d’Amizour pour demander l’annulation de la décision de la commission de daïra qui a revu les emplacements des arrêts de bus dans la ville d’Amizour, tout en proposant l’aménagement d’une halte au même lieu pour les transporteurs des hauteurs d’Amizour.

Ainsi, les transporteurs des trois communes précitées ont été enjoints de se déplacer vers un nouvel arrêt situé près du siège de la brigade de la Gendarmerie nationale, en évitant aussi d’accéder à l’actuelle station (ex-SNTV) et de longer la sortie est de la ville qui passe par la station-service.

Une décision qui a provoqué la colère des transporteurs, qui ont enclenché une grève de deux semaines avant de revenir à de meilleurs sentiments en acceptant de faire un mois d’essai.

Dans le souci de désengorger les routes exiguës de la ville d’Amizour et sous la pression des transporteurs qui assurent la ligne Amizour-Béjaïa, les exécutifs qui se sont succédé ont tenté de modifier le plan de circulation. Ils se heurtent à chaque fois à la résistance des professionnels du transport des communes citées.

Le 30 janvier dernier les transporteurs ont tenu un rassemblement devant le siège de l’APC et observé une grève de plus de deux semaines.

Auparavant, en mai 2010, les transporteurs de la même ligne ont fermé la RN75 et entamé une grève d’une douzaine de jours, après l’interdiction de la desserte par l’ex-SNTV et la suppression de la halte du tribunal, pénalisant des milliers de voyageurs de cette daïra rurale.

«Beaucoup parmi nous ont accepté la décision de procéder à un mois d’essai après le changement des arrêts de bus pour les transporteurs des communes de Feraoun, Barbacha et Kendira qui transitent par Amizour, mais si cela n’arrange pas les transporteurs et les clients, nous relancerons la grève», dit un transporteur rencontré à la nouvelle aire de stationnement sise à proximité de la brigade de gendarmerie d’Amizour.

Pour notre interlocuteur, «il va falloir attendre encore un peu, c’est-à-dire le temps que les usagers apprennent cette nouvelle mesure pour laquelle rien n’est fait pour sa vulgarisation».

La localisation définitive de ces transporteurs à cet arrêt qui est plus spacieux que celui dit de «La Pâtisserie», situé sur la RN75, dépend de la praticabilité et de la rentabilité de cette nouvelle décision, sans laquelle le désengorgement de la ville sera repoussé aux calendes grecques.
Avis mitigés

En effet, au début du mois de février, une réunion, qui a regroupé des élus des communes concernées et un représentant de la direction des transports, a abouti à décider d’une période d’essai d’un mois après plus de deux semaines de grève.

L’actuelle station, l’ex-SNTV, est en effet déjà encombrée par ses «locataires», notamment les transporteurs de la ligne Amizour-Béjaïa, qui stationnent sur la voie en obstruant parfois la RN75. En l’absence de délais de chargement réglementaire, la police ne peut obliger les conducteurs à démarrer. L’idéal pour les usagers de cette route est de voir les transporteurs de cette ligne garer à l’intérieur de la station.

Les habitants d’Amizour ont des avis mitigés sur cette décision.
Pour certains usagers du transport, le changement des arrêts ne les arrange pas. «Car les transporteurs de la ligne Béjaïa-Amizour ne prennent pas les voyageurs qui attendent au niveau des arrêts qui se trouvent près du lycée mixte, du CSP et de la station service en aller-retour puisqu’ils se remplissent à l’ex-SNTV ou depuis le chef-lieu de wilaya.

A ce propos, ce sont les fourgons de Feraoun, Barbacha et Kendira qui nous rendent énormément service», dit un voyageur. D’autres disent n’être pas obligés de parcourir un demi-kilomètre avant de se rendre à la station, alors que les bus des communes concernées par la décision passent près de chez eux, à l’exemple des habitants de Boussebaâ, le quartier «La cité» et Bombara, qui préfèrent attendre l’arrivée des bus de Barbacha, Feraoun et Kendira à l’arrêt La Pâtisserie au lieu de marcher jusqu’à l’ex-SNTV.

Cependant, la décision de supprimer la halte de la La Pâtisserie est salvatrice pour le trafic, étant donné l’exiguïté de ce tronçon, où la possibilité d’élargissement reste discutable. Les citoyens et les commerçants voient leurs intérêts dans l’annulation de cette décision, mais l’organisation du trafic et la gestion de la ville imposent parfois des choix qui ne peuvent pas satisfaire tout le monde.

Un transporteur de Barbacha pense que «ce nouvel arrêt est évidemment plus spacieux». «Mais, au retour de Béjaïa, nous souhaitons passer par le lycée et le CSP», dit-il.

El-Watan.com