Après 48 heures passées dans les locaux des commissariats d’Alger : Certains manifestants condamnés, d’autres relaxés

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Après 48 heures passées dans les locaux des commissariats d’Alger : Certains manifestants  condamnés, d’autres relaxés

Arrêtés vendredi dernier lors des marches de protestation contre le 5e mandat à Alger, une quarantaine de manifestants, dont l’âge varie de 18 à 62 ans, ont passé 48 heures en garde à vue dans les geôles des commissariats d’El Mouradia et de Hydra, avant de faire l’objet d’une comparution immédiate devant un juge du tribunal de Sidi M’hamed, à Alger.

Durant les deux nuits et les deux journées, ils ont eu droit à de longs interrogatoires avant d’être présentés, dimanche, devant le juge. Nombre d’entre eux ont été relaxés, mais quelques-uns ont néanmoins été condamnés à des peines pécuniaires.

A Adrar, une image vidéo montrant une dizaine de jeunes embarqués dans un fourgon de police a fait le tour des réseaux sociaux. Ils avaient été arrêtés dimanche dernier, lors de la visite de Abdelmalek Sellal, directeur de campagne de Abdelaziz Bouteflika, président sortant, candidat à sa propre succession pour un 5e mandat.

Ils étaient entassés dans un fourgon cellulaire et disaient avoir fait l’objet de brutalités policières avant d’être arrêtés. L’image était forte et personne n’a pu connaître le sort de ces citoyens, dont le seul tort est d’avoir exprimé, à l’approche du cortège de la délégation officielle, leur refus d’un 5e mandat.

La même journée, de nombreux manifestants ont été interpellés durant le rassemblement auquel avait appelé le mouvement Mouwatana, sur la place Maurice Audin, en plein centre de la capitale. Plus d’une centaine de manifestants, dont des femmes, ont été embarqués par les policiers vers de nombreux commissariats d’Alger.

Les interpellations ont commencé avant même le début du rassemblement et dans des endroits différents, aux alentours de la place Audin. Zoubida Assoul et une dizaine de manifestants et manifestantes ont été acheminés vers le commissariat de Raïs Hamidou, à l’ouest d’Alger, où ils sont restés durant des heures avant d’être relâchés.

Pour l’instant, aucun bilan officiel sur le nombre de personnes interpellées ou présentées à la justice, n’a été fourni par les services de police, à part le premier communiqué de la Direction générale de la Sûreté nationale qui a fait état d’une quarantaine d’arrestations lors de la manifestation de vendredi dernier à Alger.

Néanmoins, de nombreuses informations, non vérifiées, font état de l’interpellation d’un nombre plus important de manifestants durant les rassemblements pas seulement à Alger, mais également à l’intérieur du pays, où il est difficile pour les citoyens de lancer des alertes ou de trouver des avocats qui procèdent aux recherches dans les commissariats et les tribunaux.

El-Watan.com