Arrêt de la production au complexe d’El Hadjar

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Grève générale des jeunes diplômés

Des tentatives de suicide sur le haut fourneau, le siège de la direction générale bloqué, la production de nouveau à l’arrêt, un PDG rigide devant les revendications des grévistes qui, eux, demeurent inflexibles.

Ce sont là les tristes événements qui ont caractérisé hier le complexe sidérurgique Sider El Hadjar, qui vit depuis dimanche dernier une grève générale des jeunes diplômés recrutés dans le cadre du dispositif d’insertion professionnelle (CTA).

Ainsi, après une reprise timide hier matin, la production du complexe sidérurgique de Sider El Hadjar est de nouveau à l’arrêt. Très en colère, plusieurs centaines de contractuels (CTA et CDD) ont bloqué, à la mi-journée, le siège de la direction générale scandant : «Maatallah (PDG) dégage», avant de se rendre au niveau de la voie ferrée pour suspendre encore une fois la production.

Ce qui a empêché l’arrivée de la fonte liquide vers les autres ateliers de transformation. Plus décidés, d’autres sidérurgistes ont escaladé le haut fourneau et menacé de se jeter sur la fonte liquide, si Maatallah Chemseddine, le PDG de Sider El Hadjar, ne répond pas positivement à leurs revendications, c’est-à-dire passer de CDD en CDI après plus de 3 ans d’essai.

Du côté du syndicat, qui a adopté les revendications des jeunes diplômés protestataires, le temps est aux appréhensions sur l’avenir de l’usine, si le bras de fer entre les belligérants s’inscrit dans le temps. Déçu de la rigidité de la direction générale de Sider El hadjar, le secrétaire général de l’union de wilaya (UGTA) de Annaba, Kamel Fritah, a quitté définitivement la table des négociations.

Quant au président-directeur général, Maatallah Chemseddine, il confirme, devant la télévision, qu’il est «dans l’impossibilité de satisfaire les grévistes, car la trésorerie du complexe ne peut pas supporter des charges supplémentaires plus de trois mois». Cependant, il y a quelques jours, le même PDG avait animé une conférence de presse, où il vantait les mérites de sa gestion et l’exportation pour près de 80 millions d’euros vers différents pays européens.

Parallèlement, on apprend qu’une délégation de l’exécutif de wilaya a été dépêchée, hier soir, par le wali de Annaba, à l’effet de dégoupiller cette véritable bombe à retardement dont l’explosion risque de menacer l’ordre public. A suivre…

El-Watan.com