Assemblée générale élective du FCE : Ali Haddad reconduit

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Assemblée générale élective du FCE : Ali Haddad reconduit

Comme une lettre à la poste ! Ali Haddad a été réélu hier par «acclamation» à la tête du Forum des chefs d’entreprise (FCE) pour un second mandat de quatre ans, lors de l’assemblée générale élective du FCE, qui s’est tenue à la Safex d’Alger. Ce nouveau mandat n’est pas en soi une surprise, d’autant plus que l’homme d’affaires, réputé proche du cercle présidentiel, était l’unique candidat à sa propre succession.

«Par cet acte, nous venons, tous ensemble, de consacrer le fonctionnement démocratique et le renouvellement régulier des instances et organes d’administration de notre organisation. C’est une immense fierté pour moi de porter à nouveau la voix des entrepreneurs.

Conscient de l’ampleur des défis qui nous attendent, j’espère pouvoir en être à la hauteur, tellement les difficultés sont grandes et la responsabilité lourde à porter», a souligné le PDG du groupe de travaux publics ETRHB lors son allocution. Celui-ci, à la tête de la principale organisation patronale du pays depuis novembre 2014, n’a pas manqué de vanter son bilan.

«Durant toutes ces années, le FCE a engrangé des acquis et des réalisations incontestables. Son assise s’est élargie, sa place dans le paysage socioéconomique s’est renforcée et sa crédibilité au plan international s’est établie», a-t-il soutenu, en dénonçant «l’hostilité» de certaines personnes, sans les nommer, «réfractaires au changement».

Outre l’adoption des bilans moral et financier, l’assemblée générale élective a aussi décidé d’élargir le conseil et d’ouvrir la composante de son bureau. Selon Ali Haddad, les membres du bureau présenteront devant l’assemblée générale un exposé sur l’état de réalisation du plan d’action. Parmi les priorités du FCE, Ali Haddad a évoqué la réalisation d’un siège social, la construction d’une Ecole supérieure de commerce et management et la réalisation d’une école pour l’hébergement et la prise en charge de 1000 enfants handicapés.

Commentant la situation économique du pays, Ali Haddad a plaidé en faveur d’un nouveau modèle économique. «Pour ses besoins en biens de consommation, en services et en équipements, notre pays dépend de l’étranger. Des ressources financières importantes, constituées par nos réserves de change, sont régulièrement consacrées à leur importation.

Il est évident que cette équation ne peut être assurée indéfiniment, compte tenu de l’amenuisement des disponibilités financières et de l’augmentation de la demande», a-t-il souligné. Selon lui, la diversification de l’économie passe par la «mise en œuvre de politiques publiques audacieuses en matière économique, notamment en matière de promotion de l’investissement et des conditions d’accueil des investisseurs étrangers pourvoyeurs de technologies et de savoir-faire». Il a aussi plaidé en faveur de l’émergence d’un secteur privé «fort», la modernisation de la gouvernance du secteur public, la promotion du partenariat-privé-public ainsi que de la décentralisation.

Pour Ali Haddad, la concrétisation des ambitions de son organisation nécessite, en revanche, le développement du capital humain et la digitalisation du système économique et de son environnement. «Nous ne revendiquons aucun privilège ni avantage. Nous plaidons pour l’approfondissement des réformes et l’application de la loi (…)», a précisé le président du FCE.

Pour sa part, le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale, Mourad Zemali, a annoncé, avant le plébiscite de Haddad, que son département a approuvé la demande d’agrément du FCE relative à sa reconversion en syndicat patronal. L’organisation patronale avait déposé son dossier en juin dernier en vue d’obtenir le statut de syndicat. Après des semaines d’attente, les médias évoquaient la piste d’un rejet de la demande du FCE par le ministre du Travail. Début septembre, le FCE réagissait en affirmant que le ministère n’a pas rejeté le dossier.
Le FCE regroupe 4000 chefs d’entreprise, représentant plus de 7000 entreprises qui cumulent un chiffre d’affaires global de plus de 4000 milliards de dinars.
Sa contribution en termes de cotisations sociales s’élève à 138 milliards de dinars, selon le ministre du Travail.

El-Watan.com