«Atteinte à la propriété foncière de l’état» et «crédits immobiliers douteux» : Le patron de «l’empire immobilier Bessa» en détention provisoire

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«Atteinte à la propriété foncière de l’état» et «crédits immobiliers douteux» : Le patron de «l’empire  immobilier Bessa» en détention provisoire

L’information s’est propagée jeudi comme une traînée de poudre. Le propriétaire de l’empire immobilier en Algérie, Redouane Bessa, a été arrêté jeudi dernier par les services de la gendarmerie sur instruction du procureur de la République auprès du tribunal de Chéraga à Alger.

Selon ALG24 qui cite des sources judiciaires, le patron de Bessa Promotion a été placé en détention provisoire. Il serait accusé d’«atteinte à la propriété foncière de l’Etat» et d’être «derrière une vaste campagne de diffamation contre la wilaya d’Alger et le wali Abdelkader Zoukh».

Redouane Bessa a été arrêté, indiquent les mêmes sources, suite à une plainte de la wilaya d’Alger. Le patron de l’empire Bessa aurait versé des sommes importantes aux propriétaires de sites web et de pages Facebook pour s’attaquer au wali d’Alger. Pas seulement, selon Ennahar TV, il serait aussi accusé d’«avoir bénéficié d’importants crédits dans des conditions douteuses».

L’arrestation de Amazigh Redouane Bessa a retenti comme un coup de tonnerre, en cela que c’est l’un des plus grands promoteurs immobiliers en Algérie. A Alger seulement, il compte une douzaine de projets, des résidences situées dans plusieurs quartiers de la capitale, notamment à Hydra, Draria, Ouled Fayet, Djenane Sfari et les Grands Vents à Chéraga. Redouane Bessa est considéré aussi comme l’un des intouchables. Ayant pignon sur rue, son arrestation et son placement en détention provisoire suscitent curiosité et interrogations.

Les habitants des Grands Vents à Chéraga ont eu à voir sa puissance en 2012, lorsqu’ils avaient contesté la conduite de son projet de construction de 600 logements standings qui bloquait le chemin qui mène chez eux. Le promoteur n’avait pas trouvé mieux pour protéger son site que d’ériger une clôture autour de son chantier, débordant sur la voie publique qui traverse son terrain, rapportait à l’époque le site AlgériePatriotique.

Malgré les protestations des habitants du quartier, raconte la même source, «il avait continué d’imposer son diktat au grand dam des autorités locales qui ont été saisies et qui, curieusement, n’ont pas pu le contraindre à se soumettre aux lois de la République». «Même l’intervention de la Gendarmerie nationale n’a pas permis de rouvrir la voie publique. Des gendarmes dépêchés sur les lieux ont été rabroués par ce promoteur qui a tout bonnement refusé d’obtempérer à leurs instructions, leur indiquant qu’il ne rouvrirait pas la route avant d’avoir achevé son projet immobilier», racontent des habitants du quartier, cités par le journal électronique.

D’où Amazigh Redouane Bessa tirait-il sa puissance ? Certains parlent de l’appui de sa sœur Farida, directrice de la communication à la présidence de la République, et de son frère Djamel, ancien PDG de la Cnep.

Ce serait à eux qu’il doit l’édification de son empire immobilier. Dans un article au vitriol, dont les informations n’ont jamais été démenties, le journal électronique écrivait en reprenant le site web de Bessa Promotion que cette dernière était liée par une convention avec la Cnep-Banque, «ce qui offre aux futurs acquéreurs la possibilité d’un crédit immobilier mis en place par le partenaire», sachant que l’institution financière était dirigée par son frère. Selon des sources au fait de cette affaire, soutenait à l’époque AP, «le PDG de la Cnep aurait mis à la disposition de son frère promoteur le fichier des gros épargnants de la Caisse qui pourraient être d’éventuels futurs acquéreurs du projet immobilier de l’Eurl Bessa Promotion». La justice va-t-elle lever le voile sur l’empire Bessa ?

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