«Aube», pour finir l’année en beauté

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«Aube», pour finir l’année en beauté

Plus que quelques jours pour découvrir l’exposition de peinture l’artiste Djahida Houadef. Intitulée «Aube», l’exposition se tiendra jusqu’à 31 décembre à l’hôtel Mercure à Alger.

On t’attend depuis

Une promesse d’un avenir plus épanoui se dégage avec rage. Seule cette timide lueur d’espoir accordera peut-être à des envieux une raison de vivre. Développer ce syndrome d’incapacité rendra certainement les hommes absurdes. Rien à faire que d’aller chercher l’ailleurs avec toute sa dignité, même s’il faut laisser sa peau en gage d’aventure.

Apprendre à dire qu’on a qu’une seule vie, ne mérite-t- elle pas d’être libre ! La bêtise humaine n’arrête pas de creuser des trous sur notre belle terre. Un gouffre aussi grand que l’océan donne des vertiges insupportables.

Même les regards perdront leurs repères… leur géographie ne tient que sur un fil, et leurs pas ne se posent que sur une frontière. Que la sottise de malheur soit maudite, viendra le jour où la raison l’enfoncera dans ce piège qu’elle a creusé !

Rougeoiement des ardeurs

Au stade où j’en suis, je m’invite sans aucun protocole à mon œuvre. Une communion qui me tapisse ce support vierge et me l’offre comme une offrande. Combien de rages aurait-il pu soutenir ? Combien de joies aurait-il pu veiller et éclairer de ses guirlandes ?

C’est comme ces bras grands ouverts prêts à tout moment à accueillir mes étreintes et mes consolations. Un témoin résistant au temps pour transmettre authentiquement mes sens. Il agit sur moi avec une sévérité maternelle pour saisir l’instant précieusement, tout en respectant mes incertitudes et mes rebondissements.

Son intention est de s’incruster et de s’imprégner de tous mes états psychiques, calmes, bruts, hasardeux, innés et spontanés. Les conserver jalousement aux postérités. A ce regard nostalgique avide de vie qui recherchera continuellement les scènes du déjà vu.

Revivre les souvenirs et les fusionner au présent, ça ne peut être que sensationnel ! Un regard visionnaire, reconstituant le monde à sa manière. Il puise de tout et de rien. Même les images furtives n’échappent pas à son magnétique détecteur.

Mon support est très délicat au frottement de gomme. Il préfère confier les médiums aux premiers jets que de subir le gras de résine qui, souvent, n’adhère pas convenablement sur son sol. Au contraire ! «Rien ne se perd, tout se récupère !»

Tam-tam

Tam-tam au raisonnement des racines lointaines. Un appel au corps estropié par le mal de vivre, frustré du vouloir et du pouvoir. Poursuivi par cette culpabilité qui écarte les sommets de l’élévation. Des frustrations persistantes déambulent dans tous les sens, ébranlant ainsi les attitudes routinières et monotones.

Agitation rythmée aux sonorités cryptées, que seule la magie pourra la façonner. Une continuelle recherche du désir restait berné et inerte, que seule cette outrance pourra la délivrer.

Que pourra faire ce regard ébahi lorsqu’il est pris en otage dans cette sublimation, face à ces courbes en arabesques qui adoucissent ses mœurs, que de retrouver cette confiance en soi et de métamorphoser toutes ses colères en amour…

Simplicité exquise

Après la pluie, je sortais en courant pour saisir ce moment magique et avoir le privilège de me livrer à cette nouvelle sensation. Marcher au-dessus des perles, se laisser chatouiller par l’éclatement des ces perles fermées et fragiles sous mes pieds nus.

Et l’extase seule peut me faire comprendre cette sensation. C’est une sensation parmi d’autres, qu’on ne pourra pas forcement la définir par des mots.

Je la raconte pour dire que mon rêve peut avoir une allure totalement abstraite, il n’a pas de forme, il n’a pas de nom, il a juste une histoire ! Il peut être une allégorie de mille et une choses. Il peut être aussi juste une image dessinée et coloriée par mes sens.

Vers ce petit matin

Je ne me rends compte de ma journée, qui se termine à grande vitesse, que lorsque j’aperçois ce cycle des naissances et des décès. Heureusement que les miroirs existent pour me tranquilliser sur l’évolution de mes rides.

Ce suivi est vraiment nécessaire pour protéger le rythme cheminant son histoire. C’est vrai que voir ses petits grandir ne me rajeunira certainement pas, mais détecter un brin d’héritage rassurera au moins la poursuite des racines.

El-Watan.com