Béchar :  Formation des élus sur la démocratie participative

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Les élus des Assemblées populaires communales du Sud-Ouest (El Bayadh, Saïda, Nâama, Béchar, Adrar et Tindouf) se sont rencontrés dernièrement à Béchar, lors d’un séminaire de formation sur la démocratie participative animé par des professeurs spécialistes venus d’Italie, de Tunisie et du Canada et une représentante de l’ONU.

Le concept de la démocratie participative, longuement expliqué à travers la création d’ateliers par les animateurs du séminaire qui a duré deux jours, va être le nouveau bréviaire des élus dans la gestion des affaires communales.

Les P/APC que nous avons pu approcher pour nous livrer leurs impressions sur cette formation, ont été unanimes pour affirmer que la gestion des municipalités était devenue obsolète, décriée et inadaptée face aux réalités d’aujourd’hui.

Pour le P/APC de Béchar, la gestion de la commune induite par la nouvelle approche «ouvre la voie à une collaboration directe, à une transparence impliquant les associations locales sur tous les plans de la gestion, y compris des suggestions en matière budgétaire et la mise sur pied du conseil consultatif prévu par le code communal dans le but d’arrêter le programme des actions prioritaires de la commune».

Selon le maire de Kénadsa, certaines communes sont réticentes à se débarrasser de l’idée erronée de faire participer des administrés alors qu’il est dans leur intérêt de les impliquer et de les responsabiliser.

Aussi, pour le chef de l’exécutif communal d’El Bayadh, plusieurs pays adoptent et appliquent sur le terrain le concept de la démocratie participative, citant au passage l’exemple réussi, dit-il, de la Tunisie voisine qui considère les associations comme des partenaires directs consultés dans l’élaboration des projets et des questions budgétaires.

«Pour cela, suggère-t-il, il faut chez nous une société civile solide et désintéressée proche des préoccupations réelles des citoyens et non une société civile mue par des profits personnels gravitant autour des responsables hiérarchiques».

Selon des observateurs présents au séminaire, pour pouvoir concrétiser le concept de la démocratie participative, les communes doivent être au préalable outillées pour y faire face.

Elles sont aujourd’hui, pour la plupart, sous-encadrées, des agents mal formés, un personnel sous-payé et des agents recrutés dans le cadre de l’emploi des jeunes affectés à des tâches pour lesquelles ils ne sont pas qualifiés.

Pour y remédier, fait-on savoir, il est indispensable d’envisager la réouverture des anciens centres de formation administrative maintes fois annoncée en vain et qui restent l’ultime recours à pourvoir les municipalités en personnels compétents et qualifiés. 

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