Bouzeguène : Les chantiers hydrauliques à la traîne

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Bouzeguène : Les chantiers hydrauliques à la traîne

Le projet de renforcement de l’alimentation en eau potable dans la daïra de Bouzeguène, à partir du barrage de Tichy Haf, enregistre depuis quelque temps des retards dans l’avancement du chantier.

Des ralentissements, et souvent même des arrêts, ont été enregistrés à diverses étapes de son itinéraire long d’environ 14 km, entre le point de raccordement, près de la commune d’Ighzar Amokrane (Béjaïa), jusqu’au réservoir de 5000 m3 de Chréa (Bouzeguène).

A ce projet structurant d’envergure, dont le marché a été attribué à pas moins de six entreprises privées pour une autorisation de programme de 2 milliards de dinars, s’ajoute un autre projet vital, celui de la réhabilitation de la chaîne d’Aderdar, une source de montagne, financée, selon nos sources, à hauteur de 14 milliards de centimes pour une déviation de la conduite principale sur une longueur de 6 km afin de contourner les zones habitées, où elle fait l’objet de nombreux piquages illicites.

Mercredi dernier, lors de sa tournée dans la daïra de Bouzeguène, le wali, Abdelhakim Chater, a posé pied au lieudit Chréa, limite frontalière avec la wilaya de Béjaïa, où est implanté le réservoir principal de 5000 m3: «Le projet a connu beaucoup de retard et avance difficilement. Les délais prévus pour sa réception n’ont pas été respectés.

Le projet sera peut-être achevé l’été prochain si tout se passe bien», dira Rachid Hameg, le directeur des ressources hydriques de la wilaya. Le wali répliquera : «Je ne veux pas qu’on mette en péril un projet structurant de cette envergure. Il faut mettre un terme à ces blocages et lever tous les obstacles.» Le délégué de la coordination des villages met en cause «les entreprises, tout autant que les responsables des eaux à divers niveaux, qui n’ont pas tenu leurs engagements».

Il faut signaler par ailleurs que les entreprises sont endettées et n’ont pas été payées depuis plusieurs mois. Selon nos sources, les ouvriers sont au troisième mois (octobre, novembre et décembre) de non-paiement de leurs salaires.

Ils sont secourus avec des avances périodiques de 5000 DA pour subvenir aux besoins de leurs familles. Ils ne sont payés que 22 à 24 jours par mois. Ils ne sont pas payés durant les week-ends et quand il pleut, les ouvriers doivent pointer au chantier, même si il n’y a rien à faire. Selon certains ouvriers, on ne leur délivre même pas de fiches de paie.

Dernièrement, une grève a été évitée de justesse grâce à la coordination des comités de village. Globalement, malgré les gros budgets alloués aux projets, les chantiers enregistrent des difficultés et cela persistera encore si la situation reste en l’état. Pour aplanir les problèmes, le wali vient de convier les délégués des comités de village et tous les partenaires du projet à une réunion ce dimanche.

El-Watan.com