CAN-2019 : L’Égypte et l’Afrique du Sud candidates

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CAN-2019 : L’Égypte et l’Afrique du Sud candidates

C’est aujourd’hui que devraient être connus les candidats pour l’organisation de la CAN-2019 programmée pour l’été prochain (juin et juillet), la date limite pour le dépôt de candidatures ayant expiré à minuit.

Le Maroc, présenté pendant un moment comme le plus apte à remplacer le Cameroun, qui s’est vu retirer cette édition le 30 novembre dernier, a finalement affirmé, via son ministre des Sports, n’être «pas intéressé» par cette CAN. «Le Maroc n’avait pas l’intention de présenter sa candidature pour accueillir la Coupe d’Afrique des nations 2019 et ne le fera pas», a déclaré le ministre marocain des Sports, Rachid Talbi El Alami, dans des propos repris par l’AFP. Aussitôt après, l’Egypte, qui avait auparavant exprimé son soutien à l’«option» marocaine, a décidé de postuler.

Selon des informations, l’Afrique du Sud aussi a déposé une candidature. Qu’est-ce qui a donc fait que le Maroc, longtemps présenté comme le remplaçant du Cameroun, se «désiste» à la dernière minute ? Pour l’instant, aucune partie ne peut apporter de réponse, même si un rebondissement de dernière minute n’est pas à écarter. En tout cas, pour les deux options qui se présentent actuellement, c’est celle de l’Afrique du Sud qui tient la route, même s’il y a quelques jours, le responsable de la Fédération sud-africaine de football, Danny Jordaan, avait laissé entendre que les autorités de son pays n’accepteraient pas d’accueillir cette CAN en raison de problèmes économiques.

L’Etat sud-africain n’était pas prêt à supporter les dépenses liées à une Coupe africaine qui, de surcroît, se déroulera pour la première fois avec 24 équipes. Pour ce qui est de l’Egypte, qui a confirmé, avant-hier, sa candidature via un communiqué officiel de sa fédération, le gouvernement a affirmé que le pays était en mesure de faire face à cet événement. Cependant, la situation «sécuritaire» laisse planer le doute.

Les autorités égyptiennes n’ont autorisé le public à assister aux rencontres de football, avec un nombre limité, faut-il le préciser, qu’au mois de février dernier. Les supporters avaient été interdits d’accès aux stades en 2012 à la suite de la tragédie de Port-Saïd durant laquelle pas moins de 74 supporters avaient trouvé la mort suite à des échauffourées entre les fans de deux clubs.

A priori, l’Egypte a de faibles chances d’hériter de cette CAN. En tout cas, il est clair que pour la CAF, le Maroc était la «meilleure» option pour remplacer le Cameroun. Aujourd’hui, l’équation semble plus compliquée pour l’instance africaine.

Il faut rappeler en dernier lieu que l’organisation de la CAN-2019 avait été retirée au Cameroun en raison des «retards» enregistrés dans la préparation de l’événement, comme l’a signalé la CAF. Cette dernière a décidé, dans la foulée, d’attribuer la CAN-2021 au Cameroun, en lieu et place de la Côte d’Ivoire, qui a été décalée vers 2023. Irrités par la décision «unilatérale» de l’instance africaine, les Ivoiriens ont décidé de saisir le Tribunal arbitral des sports (TAS).

La CAF trouve de plus en plus de difficultés à domicilier une CAN. Et c’est encore plus compliqué avec le passage de 16 à 24 équipes à partir de la prochaine édition (2019).

El-Watan.com