Centre médico-psychopédagogique de Bordj El Kiffan (Alger) : Des parents dénoncent l’«exclusion» de leurs enfants

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Après plusieurs incidents, la rentrée scolaire connaît enfin une certaine stabilité. Ce qui n’est pas le cas au Centre médico-psychopédagogique de Bordj El Kiffan (Alger), où une dizaine d’enfants aux besoins spécifiques ont été privés d’inscription sous prétexte qu’ils ont dépassé la limite d’âge, 18 ans.

Géré par la Caisse nationale des assurances sociales (CNAS), cet établissement, unique sur le territoire national, a mis de côté la loi n°02-09 du 8 mai 2002 relative à la protection et la promotion des personnes handicapées, notamment son article 14 qui stipule clairement que les enfants handicapés doivent bénéficier d’une prise en charge précoce et que leur scolarité demeure assurée, nonobstant la durée ou l’âge tant que l’état de la personne handicapée le justifie.

La direction de cet établissement a motivé sa décision par l’actuelle capacité d’accueil et l’application de la loi sur l’orientation de l’éducation nationale. «Nous refusons que nos enfants soient marginalisés de cette manière et qu’ils n’aient pas leurs chances comme tous les autres élèves, s’exclame un parent d’un des élèves exclus.

Nous avons milité, en 2016, pour que ce centre soit créé après la fermeture de celui d’El Harrach. Voilà qu’aujourd’hui, nous faisons face à cette décision et nos enfants s’y voient refusé l’accès, condamnés à l’exclusion et l’isolement sous prétexte qu’ils ont 18 ans.»

Regroupés au sein de l’association Basma pour enfants IMC, ces parents d’élèves réclament aujourd’hui la création de classes spéciales au sein de l’établissement, à défaut de créer un nouveau centre.

«Puisque l’administration prévoyait l’application de la limite d’âge et met aux oubliettes la loi sur la protection et la promotion des personnes handicapées, pourquoi avoir accepté d’inscrire nos enfants, il y a deux ans, pour les priver, aujourd’hui, de l’épanouissement que leur accorde la scolarité et les renvoyer chez eux ? L’établissement de Bordj El Kiffan dispose de hangars et de locaux qui peuvent être aménagés en classes spéciales pour cette catégorie», explique Youcef Serradj, président de l’association Basma, qui dit avoir saisi toutes les tutelles possibles, dont le ministère de la Solidarité nationale et la direction générale de la CNAS.

Devant le refus catégorique de cette dernière, les parents de ces jeunes élèves, dont l’unique tort est d’être handicapés et âgés de 18 ans, se retrouvent désemparés et ne savent plus à quel saint se vouer pour obtenir le droit fondamental de scolarité à leurs enfants qui n’ont même pas franchi l’examen de 5e année primaire.

L’association Basma dit n’avoir pas les moyens financiers pour créer un centre à ces enfants et a sollicité le ministère de la Solidarité nationale pour les aider à en créer un, notamment avec la forte demande à travers tout le territoire national. Voulant avoir la version des faits de la part de la direction du centre en question, nous avons essuyé un refus diplomatique.

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