Comité pour le déblocage des investissements de Cevital à Béjaïa : Une réunion pour maintenir la dynamique

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Comité pour le déblocage des investissements de Cevital à Béjaïa  : Une réunion pour maintenir  la dynamique

Le comité qui milite pour le déblocage des investissements économiques dans la wilaya de Béjaïa, essentiellement l’usine de trituration de graines oléagineuses de Cevital, sort revigoré de la dernière marche qui a fait vibrer les rues du chef-lieu de la wilaya le 11 décembre.

Pour maintenir cette dynamique, il appelle à une réunion des représentants de toutes les forces qui ont permis la réussite de la marche de mardi dernier : communauté universitaire, mouvement associatif, classe politique, élus et opérateurs économiques.
La réunion élargie aura lieu le vendredi 28 décembre dans un lieu qui n’a pas encore été désigné.

Il sera question de faire le point sur la grande mobilisation du 11 décembre et d’esquisser la suite du plan d’action. Le dernier communiqué du comité parle de «débattre, faire le point, se concerter et décider ensemble des actions à entreprendre pour maintenir la flamme de l’espoir, sauvegarder Cevital et débloquer les investissements économiques garantissant la création de l’emploi».

La dernière marche a encouragé les animateurs du comité à élargir le champ de la protestation et à s’engager sur d’autres terrains. Tout porte à croire que le mouvement se déplacera à Tizi Ouzou pour une autre grande marche populaire qui mise sur la mobilisation d’armées de marcheurs encore plus grosses.

Depuis le blocage par l’entreprise portuaire des équipements destinés pour l’unité de trituration, toutes les actions de rue se sont déroulées dans la ville de Béjaïa avec la participation de citoyens venus d’autres régions du pays, notamment de Tizi Ouzou. La mobilisation s’élargit, puisqu’un tout nouveau comité de soutien vient de naître à Boumerdès. Présidé par le président du bureau local de l’UGCAA, il rassemble des fonctionnaires, le président d’un club local de Beni Amrane, le président d’une association de promotion des petites entreprises et des artistes.

Si les autorités publiques campent sur leur position, d’ici la réunion du 28 décembre le blocage du projet de l’unité de trituration de graines oléagineuses risque de cumuler 642 jours. Mais au sein du comité, on estime qu’il n’est pas possible que les autorités continuent à ignorer la mobilisation de la rue. Le déblocage annoncé du projet Cevital-Brandt est considéré comme une conséquence de la pression exercée par la rue. Selon des indiscrétions, Cevital a dû s’acquitter d’une grosse caution exigée par les Douanes pour libérer le matériel destiné à l’unité Brandt.

Selon notre source, le groupe agroalimentaire a dû débourser «250 milliards de centimes» pour voir ses équipements libérés.
Notre source nous apprend que la justice, qui devra statuer sur ce problème, a rendu son verdict, en deuxième instance, dans l’affaire du projet EvCom. Elle a débouté les services de la Douane, qui se sont pourvus en cassation, en maintenant le premier verdict statuant sur la libération des machines d’EvCom.

Les prochaines actions du comité continueront à revendiquer la libération de tous les projets restés otages de blocages politiciens et de libérer aussi la création de l’emploi. Ce sont ces mots d’ordre, et d’autres, qui ont été scandés lors de la marche du 11 décembre. «Ce mardi 11 décembre, le peuple algérien, dans un sursaut patriotique et salutaire, s’est réapproprié l’espace public en renouant énergiquement avec la rue, pour dire avec clarté ‘‘oui’’ à l’emploi et la dignité ;  halte à la hogra, à l’injustice et aux blocages des projets d’investissement économique», écrit le comité dans son dernier communiqué, où il remercie tous les participants à la marche, considérant qu’ils «ont apporté un démenti cinglant aux ‘‘analystes’’ et autres marchands du désespoir qui se plaisent à pérorer sans discontinuer sur le désintérêt des Algériens pour la chose publique».

Le comité voudrait rééditer la même action dans ses proportions et avec la transcendance des clivages idéologiques. «Les décideurs sont plus que jamais interpellés et doivent assumer leurs responsabilités devant l’histoire afin de débloquer une situation qui n’a que trop duré. Ils doivent impérativement capter les multiples messages envoyés par la population algérienne à Béjaïa et surtout apporter des réponses sérieuses, durables et convaincantes. Il ne sert plus à rien de ruser», écrit-il.

El-Watan.com