Crise du volley-ball algérien : C’est le pourrissement

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Crise du volley-ball algérien : C’est le pourrissement

Les présidents des clubs de volley-ball de la Superdivision (messieurs et dames) qui ont décidé de ne pas démarrer le championnat national (2018-2019) sont déterminés à aller jusqu’au bout de leurs revendications, selon Fares Kabla, le chargé de communication de l’Association des clubs de volley-ball.

La réunion des présidents de club tenue il y a trois jours à Béjaïa n’a rien apporté de nouveau, bien au contraire, puisque la situation tend vers le pourrissement.

A cet effet, les présidents ont décidé de boycotter aussi la 3e journée du championnat national dames prévue vendredi prochain, excepté celle du Groupement Sportif des Pétroliers (GSP), qui n’adhère pas au mouvement, estimant ne pas être concerné. Autant dire qu’en cas de 3e forfait de suite, les Pétrolières seront sacrées championnes d’Algérie de l’édition 2018-2019, comme le stipule le règlement. Un scénario jamais vécu dans l’histoire du sport algérien.

Et ce ne sera pas seulement les équipes dames qui vont boycotter, puisque la première journée du championnat seniors messieurs, programmée demain, sera frappée d’entrée par le forfait. Tout comme celle de la 2e journée programmée ce vendredi 21 décembre. Toujours par la voix de leur porte-parole, Farès Kabla, les présidents des clubs se disent non responsables de cette inédite situation que traverse le volley-ball algérien.

«On n’a pas engagé de bras de fer avec le MJS, mais on ne se lancera pas dans le championnat tant que nos revendications ne seront pas prises en compte.

La réunion de Tichy (Béjaïa) est pour nous la dernière chance pour dénouer la crise». Kabla, qui est en même temps président du NC Béjaïa, ajoute : «Le MJS a pris en charge l’hébergement des équipes au niveau des centres de préparation de Souidania, Sétif, Béjaïa, etc., mais cela reste insuffisant.

Car les associations, impuissantes, n’ont pas les moyens financiers pour prendre en charge les frais de la restauration et du transport de nos volleyeurs et volleyeuses.» «En plus, on croule sous les dettes vis-à-vis de nos prestataires et de nos joueurs.

Il est inadmissible qu’il y ait des associations de football de Division nationale amateur (DNA) qui soient mieux loties sur le plan des subventions par rapport aux élites du volley-ball algérien», s’est indigné le porte-parole des présidents des clubs de volley-ball de la Superdivision. Pour rappel, le coup d’envoi du championnat national de volley-ball (messieurs) était fixé il y a deux mois.

El-Watan.com