Crise vénézuélienne : Le Groupe de Lima dit «non» à l’intervention armé

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L e Groupe de Lima, composé de pays hostiles au président Nicolas Maduro, a appelé à une transition démocratique au Venezuela, en dénonçant la «grave situation humanitaire», mais a écarté l’usage de la force envisagé par Washington, allié de l’opposant Juan Guaido.

Les 14 membres de cette alliance ont réitéré «leur conviction que la transition vers la démocratie doit être menée par les Vénézuéliens eux-mêmes pacifiquement, dans le cadre de la Constitution et du droit international, et soutenue par des moyens politiques et diplomatiques, sans usage de la force», selon la déclaration finale émise à l’issue de leur réunion lundi à Bogota.

La réunion du Groupe de Lima, composé de 13 pays latino-américains et du Canada, s’est tenue après des violences samedi aux frontières avec la Colombie et le Brésil, où reste bloquée l’aide envoyée à la demande du chef de l’opposition depuis le 7 février. Le Groupe de Lima, qui se réunissait pour la première fois en présence de Juan Guaido, ainsi que du vice-président américain, Mike Pence, a en outre demandé à la Cour pénale internationale (CPI) d’examiner «la grave situation humanitaire» dans l’ancienne puissance pétrolière en crise. Ses membres ont estimé que «la violence criminelle de Maduro contre la population civile» et son refus de laisser entrer l’aide, envoyée essentiellement des Etats-Unis, «constituent un crime contre l’humanité», ajoute le texte.

Plus tôt, Mike Pence avait assuré Juan Guaido, qu’une cinquantaine de pays ont reconnu comme président par intérim, du soutien «à 100%» des Etats-Unis, ajoutant que la Maison-Blanche n’écartait aucune option contre Nicolas Maduro, dont ses adversaires jugent la réélection frauduleuse.

L’opposant, passé en Colombie en dépit d’un ordre judiciaire lui interdisant de quitter son pays, a assuré lundi qu’il rentrera «cette semaine» au Venezuela. «Il peut partir et revenir et il aura affaire à la justice, parce que la justice lui a interdit de quitter le pays», a réagi le président Maduro dans une interview diffusée lundi par la chaîne américaine ABC et reprise par l’AFP.

Le dirigeant socialiste a par ailleurs accusé Washington d’essayer de monter de toutes pièces une crise pour entraîner une guerre en Amérique du Sud. Il a aussi dénoncé la réunion du Groupe de Lima comme une initiative faisant «partie de cette politique qui tente d’établir un gouvernement parallèle au Venezuela».

El-Watan.com