Dans les coulisses de : Rencontres internationales de cinéma à Oran

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Dans les coulisses de : Rencontres internationales de cinéma à Oran

Pendant toute une semaine, Oran a abrité la première édition des Rencontres internationales du cinéma (RIC), un événement organisé par les associations Graine de paix et Nouveau regard (Nadra J’dida), avec le soutien d’autres partenaires.

Ainsi, les cinéphiles venant d’un peu partout (Oran, Mascara, Aïn Témouchent, Bel Abbès, Boumerdès, Alger, Béjaïa…) ont eu l’impression d’assister à un véritable festival de 7e art, tant les films proposés – documentaires, longs et courts métrages – étaient nombreux.

Avec les moyens du bord, les organisateurs de cet événement ont permis au public non seulement de visionner les films (au nombre de 12), mais aussi de débattre avec les quelques cinéastes présents. Parmi les temps forts de ces rencontres, on peut évoquer la projection du moyen-métrage Elmudja du cinéaste Kamel Belkacemi.

A travers le personnage de Redouane, le film traite de l’autre drame de la décennie noire, celui des licenciements massifs qui ont entraîné un lot sans précédent de suicides, notamment dans la ville de Béjaïa.

En marge des projections, des tables rondes ont également été organisées au siège de l’association le Petit lecteur, la première mercredi dernier, qui avait pour intitulé «Le cinéma comme vecteur d’impact social», avec la participation du cinéaste argentin Julio Santucho et la cinéaste algérienne Habiba Djahnine, qui a fait une intervention par webcam.

La clôture de ces rencontres cinématographiques a eu lieu hier, d’abord par une master-class sur «Le cinéma algérien de l’incommunicabilité» assurée par Nabil Djedouani qui a exposé comment les films algériens sont traversés par le motif récurrent de l’incommunicabilité, puis la projection, à 18h, du film Fais soin de toi de Mohamed Lakhdar Tati.

Une première édition de ces rencontres cinématographiques réussie sur tous les plans, même si nous déplorons la bureaucratie inexpugnable de l’administration qui, à force de tarder à donner les autorisations nécessaires, ces rencontres se sont déroulées au siège de l’association Graine de paix (quartier de St-Eugène), alors qu’initialement, elles étaient prévues à la salle de cinéma Es-Saâda (ex-Colisée).

Cela dit, beaucoup se sont consolés en affirmant qu’après tout, l’organisation de cette manifestation au siège de l’association Graine de paix lui a donné un cadre plus ou moins intimiste et a fait aussi découvrir cette association – qui active depuis peu de temps – à nombre d’Oranais.

El-Watan.com