Des membres de l’instance du parti à Constantine : Le FFS appelle à un véritable consensus

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Au lendemain de la deuxième marche populaire anti-5e mandat, le Front des forces socialistes a opéré une véritable offensive à l’est du pays. Le cri de la rue «contre un système basé sur un triptyque : oppression, corruption et autoritarisme», a trouvé écho auprès du plus parti de feu Hocine Aït Ahmed.

Deux membres de l’instance présidentielle, en l’occurrence Sofiane Chioukh et Hayat Tayati, un représentant du groupe parlementaire, Hocine Haroun, et Mehenni Haddadou, P/APW de Béjaïa, se sont déplacés hier à Constantine dans la perspective de donner un élan au désir du peuple.

Depuis la tribune de la maison de la Culture Malek Haddad, les intervenants sont revenus sur l’état de déliquescence du pays qui a «galvaudé les institutions et muselé les libertés». «A cause de ce système, nous vivons une crise politique qui a vidé les institutions de leur sens et de leur pouvoir.

C’est pour cela que depuis son 5e congrès, le FFS œuvre pour la mise en place d’une Assemblée constituante à l’effet de fonder un Etat de droit», explique Sofiane Chioukh. Il était d’ailleurs beaucoup question d’Assemblée constituante et de 2e République.

Le FFS, comme une piqûre de rappel, brandit ainsi sa paternité de certaines revendications reprises actuellement. «Nous appelons à un véritable consensus aux antipodes de ce que le pouvoir veut faire miroiter.

Il n’a jamais cessé de distiller la culture du désespoir et de la perte de confiance pour anesthésier le peuple, mais ce dernier vient de donner la preuve de son patriotisme, et de la meilleure des manières», soutient encore le membre de l’instance présidentielle. Et de revenir sur les motivations du boycott de la prochaine échéance électorale : «En date du 25 janvier, nous avons décidé de boycotter l’élection présidentielle du 18 avril, car c’est une simple consultation pour la pérennité du système.» Invité à prendre la parole, le Pr Abdelhamid Aberkane, dont l’intervention n’était pas prévue, a fait que remarquer que «l’intifadha de la rue doit être canalisée par le biais de l’action politique», invitant ainsi les partis politiques, dont le sien, à s’en emparer et à s’adapter aux enjeux actuels.

L’ancien maire de la ville du Khroub, qui a rappelé que certains combats, dont celui pour la langue amazighe a été remporté grâce notamment au parti d’Aït Ahmed, s’est adressé dans la foulée à ses dirigeants pour plus d’homogénéité dans les rangs : «C’est très pénible de voir que des cadres sont écartés», allusion directe aux dernières suspensions, prononcées à l’encontre de plusieurs membres du FFS. Pour le parlementaire Hocine Haroun, le FFS est et restera le précurseur en matière de défense des droits et de la démocratie : «Nous avons toujours écouté le peuple et nous le soutenons contre le 5e mandat.

Il faut nous réorganiser pour changer le système.»

El-Watan.com