Djamel Laceb. Chercheur, consultant auprès du HCA : C’est à nous de dépoussiérer nos mythes

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Cette année, plus précisément demain 12 janvier, l’Algérie célébrera officiellement, pour la première fois de son histoire, le jour de l’An amazigh.

Mais quelle est la portée historique et culturelle de cette célebration ? Selon Djamel Laceb, chercheur et consultant auprès du HCA,Yennayer a une très grande portée historique et sociétale. «On peut même le considérer comme un ciment qui pourrait unir toute la nation amazighe et tout le nord de l’Afrique autour de cet héritage ancestral.

C’est une fête extraordinaire et nous militons afin qu’elle devienne un patrimoine de l’humanité», a t-il confié, hier, sur les ondes de la Chaîne 3. Selon lui, si cette célébration est diversement célébrée à travers les pays et à travers l’Afrique du Nord, «c’est car les climats sont différents, nos teints sont différents, mais au fond, on reste les mêmes : nous sommes tous Amazighs».

Poiur Djamel Laceb, l’essentiel est que ça tourne autour de la même racine et «nous avons les mêmes racines, et c’est ce qu’il faut mettre en exergue», a-t-il précisé. En ce qui concerne les légendes qui entourent Yennayer, M Laceb a une explication bien précise : «Depuis quand les historiens se soucient de la vérité ? L’histoire n’est pas très objective.

L’histoire est toujours écrite par les vainqueurs. Les vaincus subissent les conséquences de cette écriture. Les nôtres n’ont jamais écrits ces choses. Ce sont des information qui se sont transmises grâce à l’oralité. Les mythes sont fondateurs. Ils fondent les nations.

C’est à nous de dépoussiérer nos mythes.» Il est à noter que les festivités officielles marquant la célébration du Nouvel An amazigh (Yennayer 2969) ont été lancées mardi dernier depuis Laghouat, en présence du secrétaire général du Haut-Commissariat à l’amazighité (HCA), Si Hachemi Assad.

El-Watan.com