Empêché de tenir son comité central : Talaie El Hourriyet se prononcera sur la présidentielle le 3 mars

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Le parti d’Ali Benflis, Talaie El Hourriyet, dénonce le refus de la wilaya d’Alger d’autoriser de tenir son comité central à la Coopérative des matériaux de construction de Zéralda.

Le bureau politique de cette formation s’élève contre cet «abus de pouvoir» qui met à nu la partialité du ministère de l’Intérieur, en se mettant au service d’un candidat et des seuls partis politiques de l’alliance présidentielle. Le bureau politique du parti de Benflis annonce ainsi qu’en raison de cet empêchement, la réunion du comité central n’aura pas lieu.

C’est le bureau politique qui prendra la décision de participer ou non à la prochaine présidentielle en se réunissant le 3 mars. «Le comité central du parti ayant été empêché de se réunir suite au refus d’autorisation de la wilaya d’Alger, le président du parti a engagé des consultations avec des membres de cette instance. Le bureau politique se réunira en session extraordinaire, le 3 mars prochain, pour prendre une décision sur la position du parti vis-à-vis de l’élection présidentielle, sur la base des résultats de ces consultations», souligne-t-on dans le communiqué du parti.

Le parti de Benflis rappelle que «l’opposition n’est en rien responsable dans la crise dans laquelle est plongé le pays, ni dans la gouvernance chaotique du pouvoir politique en place, ni dans la corruption, la prédation et la dilapidation des deniers publics, ni dans le clientélisme, le népotisme, le favoritisme, le clanisme, érigés en forme de gouvernance, qui ont fait perdre l’espoir à nos jeunes et les incitent à tenter l’aventure périlleuse de la harga».

Le parti de Benflis dit suivre de près l’évolution des événements qui marquent l’actualité politique, à savoir les marches de protestation populaires contre le régime politique en place et plus particulièrement contre le 5e mandat. Des marches qui se déroulent sur l’ensemble du territoire national et qui drainent de plus en plus beaucoup de monde.

Le parti de Talaie El Hourriyet salue ces marches, «éminemment politiques, comme en témoignent les slogans scandés dans les stades et par les manifestants, et le degré élevé de discipline, de civisme, de maturité et de conscience politique des citoyens qui ne marchent pas pour dénoncer des pénuries alimentaires, des coupures d’eau ou d’électricité, ou pour protester contre le coût de la vie, mais bien pour dire leur ras-le-bol d’un pouvoir autoritaire illégitime qui les a longtemps méprisés».

Le parti de Benflis dit avoir pris note des «menaces proférées par des responsables politiques de premier plan contre les mouvements de contestation» et met en garde dans ce sillage «contre la tentation de réprimer les manifestations prévues pour les prochains jours à travers tout le pays».

«Ceux qui investissent la rue n’ont besoin ni de mots d’ordre de l’opposition, ni d’injonctions d’officines étrangères pour exprimer leur rejet de la politique du fait accompli», souligne cette formation selon laquelle «l’opposition est interpellée pour tirer les leçons des marches populaires et agir en symbiose avec les aspirations exprimées par le citoyen».

Talaie El Hourriyet reste ainsi ouvert à «toute initiative de l’opposition visant l’action commune de l’opposition pour accompagner le mouvement de contestation populaire».

El-Watan.com