En raison du manque de protection des sites : Mila devient une plaque tournante du trafic archéologique

  • 1 mois il y a
  • 21 Vues
  • 0 0
En raison du manque de protection des sites : Mila devient une plaque tournante du trafic archéologique

La wilaya de Mila, particulièrement riche en sites historiques, prend petit à petit, l’allure de plaque tournante des trafiquants des objets archéologiques.

Les quantités d’objets du patrimoine saisies et le nombre d’affaires enregistrées par les services de sécurité dans ce domaine en sont la preuve irréfutable. Il ne se passe plus une semaine sans que des trafiquants de vestiges historiques soient arrêtés aux quatre coins de la wilaya. On est bel et bien en présence d’une hémorragie sans précédent du patrimoine historique de la région. Et le créneau semble si lucratif qu’il attire, désormais, des individus, avides de gains faciles, des wilayas aussi lointaines que Tlemcen et Oran.

Pas plus tard que jeudi, la police à Mila faisait état de l’arrestation de quatre individus originaires de plusieurs wilayas de l’Ouest algérien, avec en leur possession 130 pièces numismatiques anciennes. Les mis en cause, identifiés via Facebook, s’apprêtaient à conclure une transaction de vente de ces objets au niveau de la gare routière de la ville de Mila, quand les services de la brigade spécialisée en cybercriminalité les ont arrêtés.

Âgés entre 21 et 29 ans, les trafiquants étaient en possession de pièces de monnaie en bronze des époques romaine et ottomane. Une semaine plus tôt, les mêmes services de police parlaient de l’arrestation d’un homme originaire de la wilaya d’Oum El Bouaghi à la gare routière de la ville de Grarem-Gouga.

Le concerné, dépisté via Facebook également, était en possession d’une lampe à huile en pierre et d’une vingtaine de vieilles pièces de monnaie de l’ère romaine. Et si on s’amuse à remonter la chronique des actes de prédation ciblant le patrimoine historique local, on risque de s’y perdre, tellement ils sont nombreux. En effet, depuis le début de l’année en cours, plus de 1 400 objets archéologiques ont été récupérés par les services de sécurité dans une quinzaine d’opérations.

Et on ne parle, évidemment, ici que des actes déjoués, car il y en aurait d’autres qui ont échappé à la vigilance de la police et de la gendarmerie. En somme, on assiste à une ruée au trésor dans toutes les acceptions de l’expression, une ruée encouragée notamment par le manque de protection des sites historiques, très nombreux dans la région.

El-Watan.com