Face aux risques de ralentissement de l’économie mondiale : L’incertitude persiste sur le marché pétrolier

  • 2 mois il y a
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Tendant plutôt à la stabilité depuis les dernières décisions de l’OPEP et de ses partenaires de réduire leurs productions, les marchés pétroliers continuent néanmoins à évoluer dans un contexte général de prudence et d’hésitation, sur fond de craintes d’un ralentissement de la croissance économique mondiale et donc d’un tassement de la demande sur l’énergie.

Hier en fin de matinée, rapporte l’AFP, les cours du pétrole évoluaient légèrement à la hausse, mais les investisseurs ne continuent pas moins de faire montre d’une certaine prudence, redoutant surtout les risques de graves déséquilibres à terme entre l’offre et la demande. En hausse de 67 cents par rapport à la clôture de vendredi, le baril de brent de la mer du Nord pour livraison en février valait ainsi 60,95 dollars sur l’InterContinental Exchange (ICE) de Londres, tandis que dans les échanges électroniques sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de light sweet crude (WTI) pour janvier gagnait 48 cents pour s’établir à 51,68 dollars en fin de matinée. Malgré cette remontée des cours, observent cependant les analystes, les prix ne sont toujours pas assez éloignés de leur plus bas niveau depuis octobre 2017, atteint fin novembre dernier.

Dernièrement, souligne Benjamin Lu, analyste pour Phillip Futures, «la hausse de la production américaine de pétrole de schiste et la potentielle baisse de la demande (mondiale) de carburant ont pesé significativement sur la confiance du marché, malgré les efforts de l’OPEP et de ses partenaires pour rééquilibrer les prix de l’or noir». L’OPEP et ses alliés non OPEP, notamment la Russie, ont décidé au début du mois en cours de réduire globalement leur production de brut d’environ 1,2 million de barils par jour à partir de janvier prochain, afin de rééquilibrer l’offre et la demande et d’enrayer la chute des prix.

Depuis, la pression à la vente des investisseurs semble diminuer, comme l’expliquent les analystes de Commerzbank, qui évoquent par ailleurs des chiffres hebdomadaires de l’entreprise de services pétroliers Baker Hugues, pour qui le nombre de puits de pétrole aux Etats-Unis est tombé la semaine dernière à son plus bas niveau depuis la mi-octobre. Cependant, les acteurs du marché redoutent toujours de voir la croissance mondiale, et donc la demande de pétrole, ramollir sur fond surtout d’inquiétude générale autour de la guerre commerciale entre la Chine et les Etats-Unis. Les marchés ont du reste été surpris en fin de semaine dernière par le ralentissement des ventes au détail et de la production industrielle en novembre en Chine, mais aussi par le tassement de la croissance du secteur privé dans la zone euro en décembre. Aussi, la tendance des prix demeure dans l’ensemble fortement ancrée sur l’attitude prudente que continuent à observer les investisseurs.

El-Watan.com