Hommage : Il y a 9 ans disparaissait Ali Ali-Khodja

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Hommage : Il y a 9 ans disparaissait Ali Ali-Khodja

Il y a 9 ans, nous quittait le peintre Ali Ali-Khodja. Avec sa combinaison de travail et sa manière bien à lui de bosser au cœur de son atelier désordonné, on l’aurait pris volontiers pour un ouvrier spécialisé ou un sacré artisan.

Pourtant, Ali est un artiste. Un immense artiste, connu dans les grandes capitales mondiales bien plus que dans son propre pays. Le talent, c’est sa marque de fabrique et il en a à revendre !

Nous avons pu constater la passion qu’il mettait dans son travail et qu’il reflétait dans ses œuvres lors de nos visites inopinées, chez lui, où il nous recevait toujours avec cordialité et courtoisie, comme il sied aux gens raffinés. Ali nous a quittés le 7 février 2010.

Cela fait 9 ans déjà. Né le 13 janvier 1923 à Alger, Ali est un miniaturiste et un peintre algérien et un arrière-petit-fils du Dey Hussein. A la mort de son père en 1927, Ali est recueilli par ses oncles maternels, dont l’un est Mohamed Racim, à la réputation pérenne. Ali a fait l’école de Saint-Eugène, puis celle d’El Biar.

Dès 1933, il est l’élève de Omar Racim, son autre oncle. A partir de 1941, Ali commence à exposer dans plusieurs Salons et reçoit une bourse, comme ses pairs Hemche, Temam, Yelles et Ranem, pour aller affiner son talent ailleurs qu’à Alger. Ainsi, Ali participe à des expos en Scandinavie.

A Stockholm, Oslo et Copenhague en 1947. Médaille d’or en 1961. Il est nommé au Musée des arts et traditions populaires de 1948 à 1961. Professeur de décoration à l’Ecole des beaux-arts d’Alger, où il enseignera jusqu’en 1994.

Il est membre fondateur de l’Union nationale des arts plastiques en 1963. En 1987, Ali reçoit le Grand Prix du mérite national. Du travail de Ali-Khodja, se dégage une impression de profusion faite de sérénité et de douceur, où les couleurs s’entrecroisent dans une habile et parfaite harmonie.

Il a résumé sa vie dans ses œuvres en accord avec ses idées et ses visions sans jamais les renier. Ali nous disait qu’il fallait être habité d’une profonde sérénité et d’une intense croyance en ses choix esthétiques pour réussir. Tout le reste n’est que littérature, aimait-il à répéter. Paix à son âme.

El-Watan.com