Honteuse complaisance

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Un événement très grave vient d’avoir lieu dans la région maritime entre la mer Méditerranée et l’océan Atlantique et pourtant il a été passé sous silence par les grandes chaînes de télévision et les agences de presse. Au détour d’une émission de la chaîne franco-allemande ARTE, on apprend que la marine de guerre marocaine a tiré en haute mer à la mitrailleuse sur une embarcation de migrants, tuant l’un d’eux et blessant plusieurs autres.

C’est la première fois, depuis l’apparition de ce phénomène de pauvres malheureux qui cherchent à traverser la Méditerranée dans des embarcations de fortune, que les forces armées d’un pays tirent sur des femmes et des enfants désarmés. Une agression de cette nature a eu lieu une seule fois, il y a de cela quelques années, lorsque la marine israélienne a ouvert le feu sur des humanitaires qui étaient à bord d’un bateau transportant des vivres et des médicaments pour la population affamée de Ghaza. A l’époque, ce comportement criminel avait été largement médiatisé.

Or, voilà que le Maroc commet de son côté un acte de ce genre mais sans provoquer de dénonciations. L’information est même occultée, nous laissant nous interroger sur ces puissances qui protègent à ce point la régime de Rabat.

Ce n’est pas la première fois que les forces armées royales et la police du Maroc s’en prennent aux ressortissants subsahariens qui osent traverser le royaume dans l’espoir de se rendre en Europe. Dans la plus grande des discrétions, des services de sécurité les refoulent vers la frontière algérienne, tout en déclenchant parallèlement une campagne de propagande visant à faire croire que l’Algérie parque ces pauvres malheureux dans des zones tampon.

L’autre méthode utilisée consiste à transporter ces migrants jusque dans le désert et les lâcher sans eau ni nourriture, les vouant ainsi à une mort certaine.
Le comportement marocain n’est pas gratuit. Rabat s’est entendu avec Madrid pour une sorte de sous-traitance : à la place de la police espagnole, il fait la sale besogne empêchant par tous les moyens les migrants d’arriver jusqu’en Europe. En échange, il reçoit une compensation financière qui va directement dans les caisses du palais royal. A part les ONG espagnoles, personne ne parle de ce contrat de la honte.

La drogue est comprise dans ce marché. Tout le monde sait que le Maroc est un narco-Etat. Si en Colombie et dans d’autres pays, ce sont des trafiquants qui gèrent la production et la commercialisation, au Maroc, c’est le palais royal qui est aux commandes et cela depuis l’époque de Hassan II. Celui-ci était responsable du tiers du cannabis produit, selon la presse britannique, et cela n’a pas changé depuis.

A part l’Office international de lutte contre la drogue, aucun gouvernement n’a cherché à dénoncer ou a gêné la monarchie alaouite. Cette complaisance est due au fait que le Maroc est un paradis pour tous les puissants du monde qui ne veulent absolument pas qu’on touche à leur paradis.

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El-Watan.com