Il dit que la monarchie saoudienne serait tombée sans le soutien américain : Les menaces de Trump contre le roi Salmane

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Il dit que la monarchie saoudienne serait tombée sans le soutien américain : Les menaces de Trump contre le roi Salmane

Lors d’un meeting animé mercredi à Southaven, dans le Mississippi, le président américain, Donald Trump, s’en est pris violemment au roi d’Arabie Saoudite, Salmane Ben Abdelaziz Al Saoud, auquel il a reproché d’être peu reconnaissant à l’égard de l’Amérique, qui déploie d’importants efforts pour protéger son pays.

Autrement dit, le locataire de la Maison-Blanche considère que Riyad ne paye pas assez la protection américaine. «Nous protégeons l’Arabie Saoudite. Et j’aime le roi, le roi Salman. Mais j’ai dit : ‘‘Roi, nous te protégeons, tu ne serais peut-être pas là dans deux semaines sans nous. Vous devez payer pour votre secteur militaire’’», a déclaré le chef d’Etat américain, qui a confié avoir tenu ces propos lors d’une conversation téléphonique avec le monarque saoudien.

Le président américain ne mentionne pas la date à laquelle il avait adressé ces propos peu diplomatiques au roi Salmane. Mais il est possible que cela a eu lieu le 29 septembre dernier, lorsque les deux dirigeants ont eu une conversation téléphonique pour discuter des approvisionnements mondiaux en pétrole. Des spécialistes des relations américano-saoudiennes soutiennent que «la déclaration de Donald Trump fait allusion au pacte de Quincy – signé en 1945 entre le président américain, Franklin Roosevelt, et le fondateur du royaume d’Arabie Saoudite, le roi Ibn Saoud – et garantit la sécurité de la monarchie en échange de son pétrole».

Renouvelée pour soixante ans en 2005 sous George W. Bush, cette alliance a entraîné des milliards de dollars d’achats d’armements américains par l’Arabie Saoudite et permis au Complexe militaro-industriel américain de tourner à plein régime.

Et selon toute vraisemblance, Donald Trump estime que l’Arabie Saoudite n’a pas respecté les termes de ce pacte qui oblige à fournir du pétrole bon marché à son pays. Pourtant, le successeur d’Obama n’est pas revenu bredouille de son voyage en Arabie Saoudite au lendemain de son élection à la Maison- Blanche. Il avait d’aillurs annoncé fièrement, devant les caméras de télévision, la conclusion de près de 380 milliards de dollars de contrats, dont 110 milliards d’armement.

A posteriori, il s’avère que ces contrats ne sont pour lui que des «broutilles» et qu’il attend beaucoup plus de Riyad. L’hypothèse se tient, surtout que le président américain a exhorté récemment ses alliés du Golfe, dont particulièrement l’Arabie Saoudite, de faire baisser les prix du pétrole en échange de leur sécurité. «Nous défendons (contre l’Iran, ndlr) bon nombre de ces pays pour rien, puis ils profitent de nous pour nous faire payer des prix de pétrole élevés. Ce n’est pas bon. Nous voulons qu’ils cessent d’augmenter les prix, nous voulons qu’ils commencent à baisser les prix», a déclaré, la semaine dernière, Donald Trump à l’Assemblée générale de l’ONU.

Les spécialistes rappellent que «ce n’est pas la première fois que le président américain vante la puissance de son armée» et le rôle de son pays en tant que «protecteur».
A maintes reprises, il a exhorté les pays de l’Otan à contribuer financièrement aux moyens de l’alliance, qui «dépend fortement des dépenses militaires et industrielles des Etats-Unis». La Corée du Sud et le Japon doivent également remercier les Etats-Unis pour la stabilité dans la région asiatique, a assuré M. Trump, qui avait précédemment exigé une augmentation des paiements des alliés pour maintenir les bases américaines dans leurs pays. Comme les pays membres de l’Otan, les monarchies du Golfe se voient donc elles aussi «invitées» à passer une nouvelle fois à la caisse, surtout qu’elles abritent presque toutes également des bases américaines.

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