Industrie du ciment : LafargeHolcim pourrait se délester de certains actifs

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Le géant européen du ciment LafargeHolcim éprouve des difficultés dans ses investissements au Moyen-Orient et en Afrique. C’est ce que révèle l’agence d’information Bloomberg, citant des sources proches du dossier qui soulignent que le groupe cimentier est en train d’évaluer des options pour alléger ses charges, notamment la possibilité de vendre des actifs. «Alors que le groupe continue de réduire ses activités en dehors de l’Europe, la firme de ciment suisse a eu des discussions préliminaires avec des conseillers potentiels sur la vente de tout ou d’une partie de l’entreprise ainsi que la poursuite d’un premier appel public à l’épargne», affirment des sources de Bloomberg qui ont requis l’anonymat.

Mais les tentatives de redressement de l’entreprise peuvent rencontrer des difficultés, indique l’article de Bloomberg. «La société pourrait avoir du mal à trouver des acheteurs pour l’ensemble de l’entreprise en raison de conditions opérationnelles et de marché difficiles… La vente d’actifs sélectionnés ou la poursuite des inscriptions peuvent être plus faisables» précisent les mêmes sources. Les actifs qui seront éventuellement concernés par la vente ne «contribuent pas à son activité principale et leur vente réduira le niveau d’endettement de l’entreprise». Jan Jenish, directeur général de LafargeHolcim, avait déjà annoncé un plan de redressement pour le plus grand cimentier européen en supprimant des emplois et en promettant de se concentrer sur moins de marchés, et ce, suite aux pertes en cascade occasionnées en Syrie. Il avait aussi déclaré que le défi le «plus difficile qui se posait au groupe est de renverser la situation en Afrique et au Moyen-Orient et où les bénéfices chutaient».

Pour rappel, le groupe européen avait acquis l’unité de ciment d’Orascom Construction Industries en 2008 évaluée à 8,8 milliards d’euros, comprenant des usines en Egypte, en Algérie et aux Emirats arabes unis. Le retour sur investissement dans cette région du monde ne semble pas très positif pour le groupe, puisqu’il envisage de revoir sa politique. Pour l’heure, l’idée de vendre des actifs est au stade de la réflexion, «le processus formel n’a pas été entamé et les banques n’ont pas été mandatées». LafargeHolcim réfléchit aussi, selon la source de Bloomberg, à d’autres options pour son activité aux Philippines après avoir accepté de vendre son investissement indonésien pour 1,75 milliard de dollars en novembre dernier.

El-Watan.com