Espagne : L’ancien dirigeant socialiste Alfredo Perez Rubalcaba n’est plus

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L’ancien ministre et dirigeant socialiste espagnol, Alfredo Perez Rubalcaba, est décédé vendredi  à 15h30 à l’âge de 67 ans, après avoir subi un AVC  “accident vasculaire cérébral”. Il avait été admis mercredi soir dans un “état grave” à l’hôpital Puerta de Hierro de Majadahonda, près de Madrid.

Alfredo Pérez Rubalcaba fait partie de ces personnages politiques ayant travaillé pour rendre l’Espagne démocratique après la dictature franquiste, en évoluant dans les arcanes du pouvoir au début des années 80 jusqu’à nos jours. Il s’engage au Parti Socialiste Espagnol en 1974, alors que le mouvement était interdit par la dictature franquiste. A la mort du général Franco, le parti sera légalisé et accédera au pouvoir en 1981. Rubalcaba suivra l’ascendance de son parti en devenant Secrétaire général à l’Éducation du ministère de l’Éducation et de la Science. Il prendra la tête de ce ministère en 1992.

Figure historique du parti socialiste espagnol. Alfredo Pérez Rubalcaba, un fin stratège s’est notamment imposé dans la lutte contre l’ETA avec qui des conversations secrètes avaient été menées dès 2006. Peu après son départ du ministère, l’organisation séparatiste armée avait annoncé l’abandon de la lutte armée en octobre 2011.

Il y a quelques mois à peine, le chef du gouvernement Espagnol Pedro Sánchez a proposé à Alfredo Perez Rubalcaba d’être candidat à la mairie de Madrid. Rubalcaba a dit non. Il était clair que son départ  de la politique était définitif, après avoir démissionné de son poste de dirigeant du PSOE à la suite des élections européennes de 2014. C’était la raison alléguée, mais il y en avait une autre: il avait supposé qu’il devrait laisser la place à une génération plus jeune.

Le chef du gouvernement espagnol, Pedro Sanchez, qui avait succédé en 2014 à Alfredo Perez Rubalcaba à la tête du PSOE, a salué un “homme d’Etat “et ” une vie entière dédiée au service de son pays “.” La fin d’ETA et de grandes avancées sociales portent sa signature “, a-t-il  ajouté. Pedro Sánchez avait quitté un sommet informel des dirigeants européens en Roumanie quelque temps avant son achèvement, en raison de la détérioration de l’état de santé d’Alfredo Pérez Rubalcaba.

L’essentiel de la classe politique espagnole a rendu hommage à une figure incontournable du panorama politique espagnol, jusqu’il y a quelques années encore. L’ancien chef du gouvernement conservateur Mariano Rajoy a salué “  un adversaire digne de respect et d’admiration ” et ” l’une des personnalités les plus importantes de l’histoire récente de l’Espagne “, tandis que le palais royal a souligné son “sens aigu de l’Etat”

Né en 1951 à Solares dans la ville cantabrique, l’ancien dirigeant socialiste a occupé pour la première fois plusieur postes. Ministre de l’Education et de la Science (1992-1993), Porte-parole du gouvernement sous Felipe González (1993-1996), Porte-parole du groupe PSOE au Congrès des députés (2004-2006), ministre de l´ Intérieur (2006-2011), Premier vice-président du gouvernement espagnol et Porte-parole du gouvernement entre 2010 et 2011.

« “Ce que j’ai fait de plus important2, c’est la fin de l’ETA”, avait-il assuré lui-même, en 2017, au journal El Mundo. Fin 2011, en pleine crise économique, il avait été candidat des socialistes aux législatives mais avait subi une lourde défaite face à Marianno Rajoy. Puis il avait abandonné la tête du PSOE et la politique après sa déroute aux élections européennes de 2014, pour reprendre ses fonctions universitaires. Docteur en chimie, il avait retrouvé son poste de professeur à l’Université Complutense de Madrid, où il exerçait encore le jour de son attaque cérébrale, selon la presse.

El-Watan.com
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