Journée d’étude sur les exportations hors hydrocarbures à Mila : Les recettes restent très modestes

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Les retombées en devises des exportations nationales hors hydrocarbures demeurent très faibles. Durant l’exercice 2017, les recettes du segment n’ont pas dépassé les 5% de l’ensemble des entrées en devises du pays.

Lors de la journée d’étude organisée, hier, au centre universitaire de Mila, des cadres de la Direction générale du commerce extérieur ont révélé que les résultats réalisés par les opérateurs activant dans l’exportation hors hydrocarbures «n’ont pas atteint les objectifs escomptés». A ce propos, Houari Abdelatif, représentant de la DG du commerce extérieur, souligne que les recettes en devises attendues pour l’année 2018 seront de l’ordre de 3 milliards de dollars, ce qui représente environ 5% des recettes tirées des exportations hors hydrocarbures.

Selon lui, ce chiffre constitue une évolution significative par rapport à celui des 2 milliards de dollars réalisé en 2017. L’orateur, qui a évoqué la stratégie nationale mise en place pour promouvoir les exportations hors hydrocarbures, rappelle que malgré la libéralisation des exportations, la quantité de produits exportés demeure modeste.

Il souligne, à ce propos, que seulement 10 matières ont été exportées sous forme de matières premières ou agroalimentaires, dont les dattes, l’ammoniac, le phosphate, le méthanium, le benzène et l’urée. Au passage, il mettra l’accent sur la régression des exportations des dattes algériennes. «En 2017, la vente des dattes algériennes sur les marchés étrangers a rapporté juste 46 millions de dollars.

C’est une grande régression par rapport aux chiffres réalisés une année auparavant.» Il souligne, par ailleurs, que tous les produits nationaux, exception faite d’une dizaine de matières, sont exportables pourvu qu’ils soient aux normes exigées par les marchés étrangers. A ce propos, il précise que des produits comme le corail, le liège, les métaux ferreux, les produits subventionnés, les peaux semi-finies et les équipements usagers sont toujours interdits d’exportation conformément à l’esprit de l’ordonnance 03-04 de l’année 2003.

Pour Boualam Bouadma de l’Algex, le nombre de PME-PMI impliquées dans l’exportation est presque insignifiant. Pour un réseau national comptant plus d’un million de PME-PMI, seuls 10% font dans l’exportation. L’intervenant appelle ces opérateurs à porter leurs produits aux standards requis pour rallier le cercle des exportateurs nationaux et garantir, par ricochet, la survie de leurs affaires économiques. «Quand l’Algérie intégrera l’OMC, les entreprises qui ne sont pas compétitives disparaîtront inévitablement», conclut-il. Rappelons que cette journée d’étude a été organisée par la CCI Beni Haroun de Mila.

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El-Watan.com