Karim Sergoua et les 7 Houmate

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Karim Sergoua et les 7 Houmate

7 Houmate. C’est l’exposition de l’artiste plasticien Karim Sergoua. Le vernissage est prévu demain, samedi, à 15h à la galerie Espaco. Elle durera un mois. Aperçu.

On a l’impression que c’est un homme hors du temps. Il adopte le chiffre sept pour tout ce qui le charge de messagerie intemporelle : sept remparts, sept dormants, sept merveilles du monde, sept cieux…et sept techniques diverses pour un artiste qui, au-delà du temps, maintient intact son amour pour les ancêtres.

Il réinvente le monde sur «7 Houmate» ; soit on y voit sept parties d’un art devenu pour ce plasticien total, soit un hommage à quelque sept protecteurs échappés du monde étrange de ce flamboyant personnage à l’énergie fulgurante puisée dans les rites des zaouïas, l’Algérie de nos aînés, de ces «Bouderbala», tolba légendaires puissant jusque dans la sublimation des mythes, des rituels volés à l’histoire immémoriale qui racontent les saints, les méchants… et les autres. On dit de lui qu’il a le printemps dans sa tête.

D’ailleurs, il est né le 21 mars 1960. Karim Sergoua a l’art dans le sang. Jeune, il commence le dessin, puis est scout pour toujours. Mais l’artiste reste artiste. Il touche à tout. Il fait du théâtre amateur, tutoie un peu la musique… Enfin, il décide d’adopter une carrière artistique.

Il investit. Il intègre alors l’Ecole des beaux-arts. Il est ensuite diplômé en communication visuelle dès l’année 1985, et ensuite obtiendra un DESA de l’Ecole supérieure des beaux-arts d’Alger en option peinture, session 1989. Il devient ensuite assistant à l’Ecole supérieure des beaux-arts d’Alger depuis 1989 et assistant à l’Ecole régionale des beaux-arts de Tipasa depuis 2009.

Un parcours artistique riche. Il est adepte des tournures d’art. Il a participé à de nombreuses actions collectives expérimentales. Il brille par sa présence dans un panel de jeunes artistes aujourd’hui très connus sous l’égide de l’insigne Denis Martinez dans une des premières actions du genre, intitulée «Dernières paroles d’un mur» à Blida en 1986 et les camions peints de Picasso en hommage à Pablo Picasso dans une action d’envergure menée en 1988.

L’une de ses dernières expositions à la défunte Galerie Gaïa en 2010 a marqué les esprits par des couleurs qui ne s’effaceront jamais. Il enchaîne et poursuit. Il crée et participe à des collectifs de peinture comme P’Art-ci P’Art-là, et Essebaghine. Il laisse sa trace là où il passe partout dans le monde.

Jaoudet Gassouma, écrivain, critique d’art dira de lui : «Il va décliner sa propre histoire dans ‘‘7 Houmate’’, sept quartiers, sept ‘‘Blocs’’ vivants qui deviendront un réservoir artistique original, surprenant avec une nuit colorée consacrée au dessin, suivie des «noctambules» du croquis.

«Homme-orchestre, il savait se partager entre l’élaboration de ses œuvres, son désir de communiquer par l’enseignement de l’art et son dévouement aux autres», témoigne Ahmed Bedjaoui, universitaire, producteur et critique de cinéma dans le catalogue de présentation de l’expo.

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