La marchandise était avariée : L’Algérie refoule une cargaison de blé argentin

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La marchandise était avariée : L’Algérie refoule une cargaison de blé argentin

Une cargaison de blé en provenance d’Argentine a été refoulée par l’Algérie pour non-respect des normes de qualité. La Chambre de l’industrie du blé, ArgenTrigo, rapporte l’agence Reuters basée à Buenos Aires, a révélé que la partie algérienne a décelé des signes de qualité inférieure sur la cargaison de blé argentin et a décidé de la renvoyer.

Ladite Chambre a tenu à défendre le blé argentin qu’elle qualifie de «généralement en bon état», et a préféré parler de cas isolé concernant la cargaison objet des critiques algériennes. «Le problème concernant cette cargaison est spécifiquement lié au mélange de blé chargé par l’exportateur chinois de céréales Cofco International», affirme David Hughes, président d’ArgenTrigo, en soutenant que cette affaire n’aura pas «de répercussion sur la commercialisation du blé argentin». Le même responsable indique à Reuters que le problème du blé envoyé réside dans le fait qu’il n’était pas en excellent état et qu’il était déjà à moitié germé, lorsque le navire a été chargé.

Deuxième client de l’Argentine pour l’importation de blé, l’Algérie a déjà reçu de ce pays de l’Amérique latine grand producteur de céréales, pas moins de 900 000 tonnes de céréales, d’une valeur de 160 millions de dollars, en 2018. Notons que l’Algérie a entrepris durant l’année 2018 de varier ses sources de provenance de blé. Traditionnellement première cliente de la production française, le plus grand pays d’Afrique attire aussi d’autres fournisseurs, notamment l’argentin et le russe. Il reste qu’en termes de qualité, l’Algérie est attachée à des critères spécifiques pour le choix du blé à importer avec un moindre prix de revient.

Plusieurs tests ont ainsi été effectués, au cours de l’automne dernier, sur des échantillons de blé russe. La France a vite fait de défendre la qualité de sa production, répondant aux normes et critères exigés par le cahier des charges algérien. La partie russe a, quant à elle, fait prévaloir le prix beaucoup moins cher que celui du fournisseur traditionnel de l’Algérie. Cette dernière préfère diversifier les fournisseurs tout en restant ferme sur le critère de la qualité.

El-Watan.com