La wilaya s’en tire à bon compte

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Malgré les pertes enregistrées à El Tarf

Avec un cheptel estimé à 80 000 bovins, entre 140 000 et 120 000 ovins et 40 000 caprins, la wilaya d’El Tarf est l’une des plus importantes régions productrices de viande rouge du pays.

Avec ses trois marchés aux bestiaux, situés à Aïn El Assel, Bouhadjar et Dréan, elle est un centre régional du commerce de bétail. Ces lieux sont fermés depuis un mois et cette mesure administrative a encore été prolongée d’un mois à cause de la propagation de la peste des petits ruminants (PPR) et de la fièvre aphteuse. L’inspecteur vétérinaire d’El Tarf, Nacer Chibani, nous dit : «Pour l’instant, avec les effectifs que nous avons, nous nous en tirons à bon compte par rapport aux autres wilayas.»

Le bilan arrêté au 6 février, qui nous a été «aimablement» communiqué, donne pour la fièvre aphteuse et la PPR, 95 foyers identifiés dans 14 communes, avec un bovin mort de fièvre aphteuse à Bouteldja, 667 ovins et 207 caprins, la plupart tués par la PPR. La wilaya vient de recevoir 20 000 doses de vaccin qui seront suivies d’un autre lot, car, comme nous le dit M. Boussaha, vétérinaire à Bouteldja, «avec 200 têtes vaccinées quotidiennement, les 1500 doses qu’on m’a remises il y a 6 jours, seront épuisées».

Les prix de la viande ovine n’ont pas bougé chez les bouchers, soit autour de 1 400 DA/kg. Les abattoirs sont pratiquement fermés. On n’y abat que les bêtes suspectes. Les bouchers de la région s’approvisionnent à Annaba, où la viande est disponible parce que moins touchée par les maladies. Mais beaucoup avouent qu’un marché parallèle s’installe avec l’interdiction de déplacer les bêtes.

A propos de l’indemnisation des éleveurs, l’inspecteur vétérinaire de la wilaya nous a déclaré que ses services sont dans la phase de préparation des dossiers, qui sont au nombre de 95, autant que les foyers identifiés. On apprend que 40 vétérinaires sont sur le terrain. Pour ceux que nous avons pu contacter, la vaccination se déroule selon les programmes arrêtés.

Ils avouent cependant être un peu troublés par l’origine du vaccin reçu qui provient du Népal. L’un d’entre eux dit avoir fait une recherche sur internet, mais il n’a pas trouvé le laboratoire en question. Beaucoup s’interrogent en effet sur le fait que ce ne sont pas les laboratoires référencés habituels qui ont été sollicités par les pouvoirs publics. Mais il faudra attendre la réactivité du vaccin pour se prononcer sur son efficacité.          

El-Watan.com