L’Algérie doit revoir la gestion de sa ressource humaine

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L’Algérie a beaucoup dépensé dans le système d’éducation depuis l’indépendance, elle continue à le faire à ce jour. Néanmoins, elle n’arrive pas à atteindre les standards internationaux dans l’atteinte d’un niveau de compétence technologique, industrielle et managériale qui s’appuie principalement sur la mobilisation du capital humain.

Encore plus, tout en entretenant à grands frais des centaines d’experts étrangers dans les domaines du conseil, de l’expertise, de l’audit, de l’assistance technique étrangère et autres, qui reviennent en moyenne à 9 milliards de dollars/an, face à une croissance dépendant excessivement du commerce d’importation, dont le pays dépend à près de 75% de ses besoins et 98% de la rente des hydrocarbures.

L’Algérie enregistre un taux préoccupant de chômage des diplômés universitaires, une fuite de cerveaux, de spécialistes compétents et de cadres de haut niveau vers des pays étrangers offrant des conditions de formation, de recherche et d’emploi plus satisfaisantes. Selon les statistiques, près de 260 000 de nos cerveaux et spécialistes de haut niveau auraient en effet quitté le pays depuis le début des années 1980 pour s’installer à l’étranger. A Sonatrach, selon son PDG, Abdelmoumen Ould Kaddour, ils sont près de 16 000 cadres à avoir quitté la société ces dernières années, et si cela continue, nous perdrons les cadres de qualité que nous avons, a-t-il indiqué lors d’un point de presse tenu le 13 décembre 2018, à l’issue d’une visite de travail dans les régions du Sud.

On peut dire qu’il n’y pas encore une politique en tant que science de la gouvernance qui doit capter les énergies humaines, «cerveaux et bras», à l’instar des pays développés, et enfin une stratégie de développement dans l’action et la capacité d’anticipation. A poser la question suivante : que vaut vraiment l’élite intellectuelle, scientifique et médias en Algérie quand les rapports entre nos gouvernants et les élites manquent de confiance, alors que – bien sûr – tout progrès ne peut être acquis en faveur des Algériens que par eux-mêmes ?

A ce propos, nous citons le bel exemple édifiant : «Je n’ai pas besoin d’ordinateur, j’ai Attali, né en Algérie», disait François Mitterrand, président français.

Cette question mérite aujourd’hui d’être abordée, car 2019 est considérée encore comme une année difficile face à l’inefficience structurelle de l’économie nationale et conduire le pays vers une nouvelle étape, celle de l’après-pétrole. En effet, l’Algérie n’arrive toujours pas à adopter un modèle socio-économique à même de lui permettre de sortir de la dépendance de la rente des hydrocarbures et une économie de plus en plus vulnérable et n’arrivera toujours pas à attirer les Investisseurs directs étrangers (IDE), dans un contexte énergétique mondial porteur d’incertitudes.

La crise dans laquelle se trouve aujourd’hui le pays est certes imputable à une crise énergétique mondiale dont le pays dépend presque totalement, mais elle s’explique aussi et avant tout par le déficit qu’accuse le pays en matière de gestion de l’intelligence humaine, ou encore par la déficience de la politique en tant que science de la gouvernance qui n’ont jamais été une préoccupation majeure dans les stratégies du développement national.

Il est donc vital de saisir la question des élites intellectuelles, scientifiques et médias pour faire avancer la société dans la vie démocratique politique et économique, capables de peser aujourd’hui sur le cours des événements et de surpasser la réalité amère, plus particulièrement cette corruption à grande échelle qui gangrène la gouvernance de notre économie, afin de passer de l’état de pays rentier à celui de pays industrialisé, comme ce fut dans les années 1970 où l’Algérie était classée après l’Espagne.

Pour cela, l’élément humain est le plus important et le meilleur investissement pour l’avenir économique, voire toute la gestion du pays. Sinon, notre pays risque de perdre encore ses élites et ses cadres à fort potentiel, car il y a de sérieuses craintes à ce sujet où on n’exclut pas un départ vers les entreprises étrangères ou vers d’autres pays, que d’autres se démoralisent. En conséquence, l’élément humain de nos jours a besoin d’être écouté, associé à toute décision et changement et enfin récompensé dans la vie de son entreprise et son pays.

D’où l’impérieuse nécessité de la création d’un fonds par l’Etat pour la gestion de l’intelligence humaine quasi-inexistante en Algérie ou encore encourager et faciliter le retour des élites et cadres du pays partis travailler à l’étranger. L’expertise de ces élites actives et fortes est très précieuse en ces temps où l’Algérie paye le prix fort du tout-pétrole. L’enjeu est très important et décisif pour construire l’Algérie du XXIe siècle, pour une économie développée qui participe pleinement dans ce monde dominé par les hautes technologies et la mondialisation caractérisées par l’ouverture des marchés et la compétitivité. En effet, l’étape actuelle qui se caractérise par un faible taux d’intégration de l’élite intellectuelle et scientifique (sous-entendu les vrais concepteurs du développement durable), car nous sommes dans une vision de compétitivité internationale au cœur de technologies révolutionnaires axées sur le management international des ressources humaines.

Evidemment, l’étape actuelle nous impose de bien gérer notre projet de société démocratique, parce que toute nation qui aspire à devenir un pays développé doit préparer sa transition politique, économique et sociale en intégrant les élites, en valorisant la valeur H, notamment le travail honnête, l’effort intellectuel et scientifique et les compétences, cela permettra au pays de retrouver le chemin d’une bonne relance socio-économique au regard des défis de l’après-pétrole qui attendent l’Algérie et qui concernent les réformes structurelles économiques, sociales et politiques et la diversification de l’économie nationale aujourd’hui au centre d’une profonde crise multiforme afin d’affronter la mondialisation basée sur la compétitivité internationale au cœur des technologies révolutionnaires axées sur le management international des ressources humaines.

La problématique est posée d’emblée au gouvernement sur cette possibilité de réhabiliter les élites du pays comme partenaires indispensables de l’État et de la société, sachant que la mondialisation est bâtie sur la compétitivité et l’intelligentsia. A l’heure où l’actualité nationale braque ses feux sur la situation catastrophique de la chute des prix du baril de pétrole sur les marchés mondiaux dont le pays dépend presque totalement, voire encore que l’Algérie n’a pas encore atteint son indépendance économique.

Sinon, comment peut-on effectivement projeter l’Algérie dans le monde économique moderne et résister à la crise énergétique internationale, lorsque le rôle et la place de l’élite intellectuelle et scientifique sous-entend que les vrais concepteurs du développement durable sont déconsidérés. En effet, le discours politique et économique ignore l’élite du pays digne de ce nom afin d’apporter un nouveau regard sur la transition économique et énergétique du pays, face aux profondes mutations que connaît le monde.

L’une des questions fondamentales est celle-ci : l’argent du pétrole ou les cerveaux ? Sans quoi, comment allons-nous assurer notre indépendance économique si ces hommes et femmes de science sont marginalisés ? L’argent, sans le savoir et le savoir-faire ne mène nulle part. En effet, dépenser beaucoup d’argent en l’absence de stratégies d’intelligences ne signifie pas avoir en main la bonne politique économique ou financière qui peut plaider nécessairement pour la croissance, le développement économique ou le progrès d’une nation. Sinon l’Algérie est condamnée à avancer dans l’improvisation !

Cette question mérite aujourd’hui d’être abordée, car l’avenir de l’Algérie est désormais conditionné par les énergies humaines, «cerveaux et bras», dont le débat est placé aujourd’hui devant l’urgence d’aller à l’offensive des savoirs (scientifiques, technologiques, économiques et culturels) pour conduire le pays vers une nouvelle étape, celle de l’après-pétrole puisqu’il s’agit là de l’avenir de l’Algérie et de celui de ses enfants. Ainsi donc s’impose la nécessité et l’urgence d’intégrer nos élites comme partenaires de la politique économique du pays qui lui assurent la pérennité et la crédibilité.

Le diplôme aujourd’hui ne suffit plus car avoir un diplôme c’est bien, mais cela ne veut pas forcément dire avoir une compétence porteuse d’un projet économique, scientifique, culturel, social… C’est une question qui renvoie à une diversité de pratiques de bonne gouvernance en plein développement dans les pays démocratiques, développés ou émergents. C’est pourquoi tout abus dans ce domaine peut provoquer davantage la montée des tensions sociales et la démission de la société civile de la vie politique et publique.

Là est posée la question de la morale en politique qui est absolument vitale, à laquelle la politique est la science de la gouvernance et l’économie est la science de la rationalité des décisions, de régulation et d’une manière générale, l’ordre économique, commercial et financier. Il s’agit ainsi d’édifier une économie articulée sur les énergies humaines , où notamment il faudrait que les partis et institutions aient des élites hommes et femmes compétents porteurs d’idées et d’idéaux qui tend vers l’avenir politique et économique du pays qui a besoin de grands changements structurels au niveau de l’économie et l’organisation de l’Etat puisque le pays est désormais face à une crise économique et financière structurelle qui va en s’aggravant depuis la chute drastique des prix du baril de pétrole en 2014 et qui n’est pas près de s’arrêter à moyen terme.

Conséquence : après 30 ans d’ouverture, l’économie algérienne est demeurée fortement subventionnée, étatiste et structurellement importatrice. Force est d’observer que les candidats ou les listes de nos partis politiques ne sont pas encore représentatives dont certains candidats n’ont pas de crédibilité morale ou encore un palmarès intellectuel et de compétence avérées à l’égard de l’opinion publique, ce qui n’est pas de bon augure pour une dynamique d’un renouveau politique et économique à construire face aux profondes mutations que connaît le monde aujourd’hui .

Légitimement, nous devons nous interroger sur la question de notre force économique sachant que c’est l’histoire d’un peuple, d’une révolution, d’une nation, d’un Etat, de tous les martyrs et de tous les chefs historiques à l’origine du déclenchement de la Révolution du 1er Novembre 1954, qui doivent occuper aujourd’hui une grande place dans l’histoire de la nation algérienne, qui nous permet justement d’être dans le sens de ce grand rendez-vous de l’histoire de notre indépendance dans l’esprit et la lettre du Congrès de la Soummam et au prix de 1 million et demi de martyrs tombés au champ d’honneur pour libérer le pays du colonialisme. L’idéal pour lequel sont morts nos martyrs n’a pas encore été atteint, après un peu plus d’un demi-siècle, l’indépendance économique est de plus en plus tardive pour le pays.

L’Algérien des années de la Révolution symbolisait le sacrifice et la foi ; l’Algérien des années 1960 était celui de l’espoir et de la joie ; l’Algérien des 1970 vivait et travaillait pour le nif ; l’Algérien des années 1980 aujourd’hui semble avoir perdu sa voie et même sa voix.

Il faut savoir qu’un député, un sénateur, un ministre, un wali ou un président directeur général doit être d’abord une personnalité, comme pour dire qu’il doit avoir les cheveux blancs. Oui, les critères de compétence et de mérite devraient présider au choix des hommes et des femmes pour les postes de responsabilité, notamment dotés de vraies compétences, particulièrement d’un riche palmarès intellectuel, une culture générale, politique, un parcours professionnel prouvé et un homme de foi, de civilité et de grande sagesse respectueuse de la population en lieu et place de l’appartenance partisane et d’autres paramètres comme le clientélisme ou le népotisme.

Prenons pour exemple les pays occidentaux et asiatiques, actuellement ils sont le fait de leurs élites intellectuelles et scientifiques. Ces critères doivent être les éléments constructifs de la vie de nos institutions et partis, pour une élite qui contribuait à améliorer l’environnement socio-économique et politique dans le nouveau monde d’aujourd’hui et redresser l’économie de l’Algérie. Car l’heure est à la recherche de solutions innovantes et équilibrées face la crise.

Ce qui attend à notre humble avis la future élection présidentielle 2019 pour une élite, sous-entend les vrais intellectuels et concepteurs du développement national, qui contribueraient à améliorer l’environnement économique, démocratique et combattre la corruption dans le nouveau monde d’aujourd’hui et redresser l’économie du pays pour l’image de l’Algérie. La responsabilité doit être acquise par l’effort et la sueur, c’est là une politique saine pour éviter d’avoir une génération passive.

Ces nominations semblent toujours se faire sans appel à candidature et au gré des groupes de pression en occultant les critères d’évaluation. Oui, peu de place a été accordée à la mobilisation de l’intelligentsia (élites de renom), puisque le choix des élus ou des dirigeants économiques continue à être réduit de gens compétents et honnêtes qui contribuerait à améliorer l’environnement dans le nouveau monde d’aujourd’hui. En effet, «donner un costume à celui qui sait le porter, le préserver et le mettre en valeur  pour une force du progrès et du développement, à l’instar des pays développés».

Effectivement, un pays développé aujourd’hui, c’est d’abord la qualité de ses ressources humaines, ensuite ses ressources matérielles et financières. Il reste à savoir donc si cette élection présidentielle 2019, qui revient à chaque fois dans l’actualité nationale, va être accompagnée d’un mouvement d’élites intellectuelles et scientifiques et de dirigeants compétents. Il s’agit de construire un modèle de croissance articulé autour des valeurs humaines incontournables pour notre insertion à la mondialisation et à l’Organisation mondiale du commerce (l’OMC).

L’économie n’est pas un simple slogan qu’on scande, elle a ses règles, ses spécificités et son code de conduite signifie, entre autres, l’élite intellectuelle et scientifique qui est indispensable à l’équilibre des comptes publics, parce que la politique économique n’a pas de signification si elle n’est pas portée par les élites, les vrais concepteurs du développement et responsables de sa mise en œuvre qui contribueraient à améliorer l’environnement économique au XXIe siècle dominé par les hautes technologies et la mondialisation. Aujourd’hui, il faut en parler et insister sérieusement sur ce gaspillage de matière grise.

Pourquoi ? Parce que les élites sont confrontées à des contraintes majeures pour imposer leurs idées et défendre leurs tâches et responsabilités. De ce fait, nos élites et cadres de haut niveau tombent souvent dans l’opposition et deviennent un problème pour les dirigeants économiques, ce qui a élevé le niveau de démobilisation dans le travail et le départ volontaire ou anticipé, avec encore plus cet esprit que «nul n’est indispensable».

C’est là un véritable drame pour notre pays, car si l’on peut construire des logements, des routes, des écoles, des universités, des usines, c’est très bien, mais on ne pourra pas reconstruire un système économique et de formation des élites intellectuelles et scientifiques défait aujourd’hui par des crises multiformes et quasi chroniques. Il apparaît ainsi que l’urgence est plus dans l’implication des élites intellectuelles et scientifiques, en leur offrant un vrai environnement et un statut privilégié, vu que les élites sont aussi indispensables qu’à l’équilibre des comptes publics, parce qu’un pays qui n’offre pas les conditions favorables aux élites et aux compétences en général, ne pourra pas garantir son développement économique durable.

Voilà donc une question bien d’actualité d’une dimension réellement inquiétante, car ce sont des thèmes qui préoccupent par leur dimension et leur valeur humaine en ces temps cruciaux face à une conjoncture économique menaçante que traverse ce grand pays qui s’étend sur 2,5 millions de km2 (c’est cinq fois la France) et le plus vaste d’Afrique, de gisements de matières premières, pétrolier, gazier, d’énergies renouvelables et de potentialités agricoles et industrielles sources de revenus pour financer son développement économique et élaborer des stratégies de résolution des crises socio-économiques.

Car le choix porté sur la rente des hydrocarbures – «Les Algériens et le prix du baril de pétrole» – n’a pas entraîné le développement économique du pays, notamment pour passer de l’état de pays pétrolier à celui de pays industrialisé. Alors que nous percevions l’Algérie en devenir un pays développé dans l’histoire du cinquantenaire de l’indépendance du pays. Au cœur de tout cela, il y a aussi l’hémorragie de la fuite des cerveaux, spécialistes et cadres à fort potentiel vers l’étranger et beaucoup de compétences furent contraintes et forcées de prendre leur retraite avant l’âge légal de la retraite à 60 ans ou carrément quitter le pays en raison de leur marginalisation : des milliers d’intellectuels, chercheurs, économistes, journalistes financiers, médecins, et cadres de haut niveau dans diverses spécialités formés dans les universités algériennes. Alors que ces derniers sont les partenaires indispensables de l’Etat et de la société, sachant que la mondialisation est bâtie sur la compétitivité et l’intelligentsia.

Sommairement, nous définissons les élites comme des groupes sociaux qui, en raison de leur position ou de leurs moyens intellectuels et scientifiques, sont en mesure d’apporter des solutions définies et pérennes à l’ensemble des problématiques qui se posent à un pays et sont en mesure de décrypter la vision de l’économie et de la société. Elles ont le talent, la culture, la vision, l’expertise pour influencer l’évolution de la société en participant aux décisions importantes de celle-ci. L’intellectuel et le scientifique ne sont pas les hommes qui pensent seulement, mais des hommes qui communiquent leur pensée et sont devenus un concept central pour le progrès des sociétés, l’analyse des organisations et la gestion économique. En d’autres termes, l’intellectuel et le scientifique sont ceux qui produisent du sens et des idées pour la société qui ajuste ses projets, seuls vecteurs garants du progrès et du développement d’une nation.

Semble se résumer dans une orientation principale «gouverner, c’est pouvoir transformer les choses», cela requiert de former autrement et de stimuler de nouvelles sortes d’intelligence et pleinement mises au cœur du changement et engagées dans l’action d’une révolution économique, le credo des pays développés. C’est l’une des priorités à prendre en charge par le gouvernement, car il s’agit d’aller à l’offensive des savoirs : scientifiques, technologiques, connaissances, management, pour conduire le pays vers une nouvelle étape, celle de l’après-pétrole afin de faire face aux enjeux universels et d’affronter les défis mondiaux pour répondre aux défis de l’après-pétrole et donner naissance à une véritable alternative économique qui est l’affaire des élites intellectuelles et scientifiques. Ce sont les mots-clés du langage économique de cette fin du XXIe siècle.

C’est là, semble-t-il, l’urgence pour l’Algérie 2019 de se doter d’un nouveau système politique qui est la science de la gouvernance qui appelle une analyse des relations entre les pouvoirs publics et les élites et cela d’autant plus que «l’on ne gouverne pas l’économie par décrets ou à coups de circulaires», alors que la grande difficulté de notre pays est de se réformer pour répondre aux défis de l’après-pétrole. Il est préférable d’avoir aujourd’hui entre les mains la technologie et le savoir-faire (know-how) que l’argent de la rente, bien qu’il contribue aux équilibres des comptes publics du pays.

Les médias constituent encore un secteur extrêmement important, pour faire avancer la société dans la vie démocratique politique et économique, connaissant qu’ils véhiculent l’information et les idées qui contribuent dans l’évolution de la pensée et l’épanouissement et au développement de la société au développement de la société. Donc, ces derniers ont un grand rôle à jouer dans la construction de la démocratie et la lutte contre la corruption doit retenir davantage l’attention des pouvoirs publics et des autorités locales en vue d’un meilleur développement national dans le processus démocratique.

Il s´agit bien sûr de redonner confiance aux élites et médias, d’attirer la jeunesse vers l’amour de la patrie et de la connaissance objective et le respect de la différence, le sens de la critique constructive qui sont aussi indispensables qu’à l’équilibre des comptes publics pour faire avancer la société dans la vie démocratique politique et économique en harmonie avec les impératifs de la société d’aujourd’hui. Comme nous n’avons cessé de le dire, le développement économique d’un pays ne s’achète pas, mais il se crée et se développe avec les énergies humaines «cerveaux et bras».

Ceci dit, le développement socio-économique et culturel de l’Algérie n’a pas de signification s’ il n’ est pas porté par les élites intellectuelles et scientifiques responsables de sa mise en œuvre qui contribuerait à améliorer l’environnement économique dans le nouveau monde d’aujourd’hui et redresser l’économie de l’Algérie dans la perspective d’un développement économique harmonieux qui contribue à diversifier l’économie et aller vers un taux de croissance plus élevé avec une stratégie de développer des programmes d’exportation pour que l’Algérie puisse se retrouver en position forte dans ce plan d’action, quels que soient son sens, ses objectifs et ses lois, a besoin d’une culture économique indispensable dans la pratique avec une vision partagée et harmonisée scientifiquement, techniquement, et socialement pour parer vite aux contraintes relatives à la bonne gouvernance économique du pays.

Certes, notre élite s’exprime en politique, en économie en toute démocratie, notamment à travers les médias écrits et audiovisuels, on le constate presque quotidiennement. Elle existe donc, mais elle est en réalité le parent pauvre de la politique du pays : le système ne lui permet pas d’aller à l’offensive avec des savoirs scientifiques et technologiques ou ses connaissances et savoir-faire dans les domaines de la sociologie et l’économie, entre autres. C’est ce qui explique aujourd’hui le climat social et économique particulièrement complexe et tendu, dont les symptômes se manifestent à tous les secteurs d’activités, affectant le bon fonctionnement de notre économie et société.

A la lumière de ce qui précède, la question des élites intellectuelles, scientifiques et médias vient avant l’argent et la machine pour faire avancer la société dans la vie démocratique politique et économique, sachant que l’Algérie est aux portes de l’Europe et de l’Afrique auraient permis à notre pays de se développer économiquement et socialement et de rejoindre les pays dits émergents.

C’est en effet d’ouvrir une parenthèse sur l’urgence de l’intelligentsia qui est l’une des grandes forces d’une nation et l’une des règles d’or des économies mondiales. C’est l’autre enjeu après le pétrole, car elles sont considérées comme le symbole des richesses, des technologies et des évolutions et de progrès des sociétés qui est le fait de leurs élites dans le monde parce que bien prises en main politiquement et économiquement dans le processus de développement de toute société humaine. Donc, jusqu’à quand allons-nous continuer à marginaliser notre capital humain, qui est l’arme de notre progrès économique et social ?

Enfin, il est à noter que l’Algérie n’a manqué en effet ni d’intellectuels, ni de compétences, ni de scientifiques. Mieux encore, elle a vu la naissance de grands hommes durant la guerre de libération du pays et dans les premières années de l’indépendance après le départ massif des cadres européens, où notamment les premiers cadres algériens qui ont été d’un apport indéniable au développement national notamment ont su changer la donne et s’imposer comme acteurs-clés dans le processus des nationalisations et de développement national, voire avoir préservé et valorisé le patrimoine public. Cela dit, la force d’un pays ne réside pas dans l’importance des moyens financiers, mais bien plus dans les hommes et leurs méthodes de management et de gouvernance et de patriotisme. Sinon ça n’en finit pas !

El-Watan.com