Le coin du referee : Un devoir de mémoire au regretté El Hadj Mâamar Bensaidi !

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«C’est la hantise et le désir de l’homme de laisser une trace indélébile de son éphémère passage sur cette terre qui donnent naissance à l’art» (Brassai). Quand d’anciens grands messieurs de l’arbitrage évoquent le regretté El Hadj Mâamar Bensaïdi, qui s’est éteint à l’âge de 81 ans, natif de Chlef et habitait les hauteurs de Hydra, ancien arbitre fédéral, c’est en ces termes qu’ils le qualifient. Feu Bensaïdi, ce grand ténor, fut leur maître et leur mentor.

Que de qualités morales citées. Fin pédagogue. Sachant impressionner par sa délicatesse et sa profonde sagesse. Mais la qualité qui revenait le plus était sa manière de faire beaucoup de bonnes choses dans la grande discrétion. A la seule évocation de ce nom lourd dans le milieu de l’arbitrage algérien à son apogée et de son époque d’or, les avis se rejoignent pour affirmer qu’il formait, instruisait, inspectait, corrigeait et défendait, ainsi que tous ceux qui étaient avec lui, la corporation quitte à sacrifier son corps.

Il a dirigé la CRA à la LRFA et également tenu un poste de permanent à la LRFA après sa retraite professionnelle. L’homme ne parlait pas beaucoup, mais ses remarques avaient une pertinence à même d’abord de corriger à l’effet de booster une lueur de compétence.

Quant à l’aube de sa brillante carrière, il fut conduit, voire introduit dans le circuit par son maître le regretté El Hadj Ahmed Khelifi (et celui de beaucoup de générations d’arbitres après lui), car dans le temps, quand un arbitre en exercice sentait des prédispositions particulièrement sur l’aspect mental et moral chez un collègue de travail, il faisait tout pour le persuader à rejoindre la grande famille des magistrats des terrains, à l’effet d’agrandir et enrichir l’éventail.

Il faisait partie des arbitres «postiers» (Chèques postaux) qui formaient, à l’instar de plusieurs autres corporations dont l’enseignement, une grande famille au service de l’arbitrage. Que le défunt, notre maître El Hadj Mâamar Bensaidi, soit accueilli au Paradis !

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