«Le parti est régi par des textes et non par des personnes»

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«Nous vouons un grand respect à la famille Aït Ahmed, mais le Front des forces socialistes (FFS) est régi par des textes : des statuts et un règlement intérieur et non par des personnes.»

Il s’agit là d’une sorte de mise au point du chargé de communication du FFS aux questionnements de certaines personnes sur la place qu’occupe au sein du parti Jugurtha Aït Ahmed, fils de feu Hocine Aït Ahmed, qui s’est déplacé samedi dernier au siège du premier parti de l’opposition pour rencontrer la militante et députée Salima Ghezali et lui exprimer son soutien avant son passage devant la commission de médiation et règlement des conflits.

Selon nos sources, Jugurtha n’est pas militant du FFS, dès lors qu’il ne possède pas de carte d’adhérent ; néanmoins, Jugurtha, affirment d’autres sources, a toujours été auprès de son père dans son combat pour un FFS debout et il a le droit, de ce fait, d’exprimer son soutien à Salima Ghezali après 20 ans de combat sur la même ligne.

La nouvelle direction du FFS, issue du congrès extraordinaire tenu le 20 avril dernier, a procédé à la restructuration des instances dirigeantes : un comité d’éthique et un nouveau secrétariat national ont été mis sur pied. Le chargé de communication du FFS a tenu à couper court aux rumeurs qui évoquent une purge au sein du FFS. «On parle beaucoup de purge au sein du FFS.

Nous rejetons ce mot qui n’existe pas dans notre lexique. Aucun cadre ou militant du parti n’a été radié par la nouvelle direction», s’est-il défendu. La députée Salima Ghezali et Chafaa Bouaiche, député et ancien président du groupe parlementaire, sont les premiers à être convoqués devant la commission de médiation. Quels sont les griefs retenus contre eux ? Il est reproché à Salima Ghezali la publication d’un article sur un site électronique sans l’aval de la direction.

«Je suis passée devant la commission composée de personnes responsables et dans un climat apaisé. J’ai défendu mon point de vue. Le verdict sera connu après délibération», explique la députée. Quant à Chafaa Bouaiche, il a demandé le report pour des raisons de santé.

Sur son compte Facebook, le député s’est dit choqué et surpris d’apprendre que le parti a décidé de le convoquer pour comparaître devant la commission, alors qu’il était sur un lit d’hôpital. Selon les statuts du parti, il sera convoqué dans huit jours.

Pour la direction du FFS, le parti a ses instances légitimes et les deux députés passent devant la commission conformément aux statuts du parti. «La commission est souveraine de ses décisions et elle est élue par le conseil national, donc indépendante de la direction. Il s’agit de la séparation des pouvoirs», expliquent les responsables du FFS.

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El-Watan.com