Le patrimoine de Matoub en justice

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Nadia Matoub-Brahimi cherche-t-elle à «déposséder» sa belle-famille du patrimoine laissé par le chanteur assassiné ? Ainsi, la veuve de Matoub Lounès a engagé une action en justice – la deuxième du genre – réclamant la désignation d’un expert pour recenser les biens de l’artiste et procéder à une évaluation financière. Une opération qui a pour objectif d’aboutir à la division des biens en héritage.

L’affaire sera jugée aujourd’hui devant la chambre foncière près le tribunal de Tizi Ouzou. La mère de Matoub Lounès, Nna Aldjia, très affaiblie par la maladie, est convoquée à cet effet. Elle doit se présenter devant le juge, tout comme Malika Matoub, la sœur du Rebelle.

Cette dernière s’oppose catégoriquement à la désignation d’un expert parce que «le véhicule de Lounès, ses instruments de musique ne peuvent faire l’objet d’une évaluation financière. Ce sont des objets qui n’ont pas de prix», estime-t-elle. Mieux encore, elle considère que «la Mercedes criblée de balles lors de l’assassinat du chanteur engagé est une pièce à conviction.

On ne peut pas la toucher à moins que l’on veuille effacer des traces». Pour Malika Matoub, «les instruments, le véhicule, les habits de Lounès ne sont pas des biens à évaluer, il s’agit d’un patrimoine matériel et immatériel qu’on ne peut pas considérer comme héritage à diviser». Pour rappel, Malika Matoub a engagé une procédure pour les classer comme patrimoine, mais se trouve a chaque fois bloquée par le refus obstiné de Nadia Matoub. «Nous devons classer tout ce qui appartient à Matoub Lounès comme patrimoine et sa maison sera un musée.

Ce qui appartient à Lounès doit rester à Lounès. Avec son classement, les héritiers peuvent en jouir pleinement. La maison, surtout, et tout ce qu’elle abrite bénéficieront des moyens pour l’entretien des objets, la restauration et la protection. La maison nécessite un entretien régulier à cause des dégâts que causent les intempéries et le vieillissement. Si on refuse son classement, cela veut dire qu’on pourrait démolir la maison !» explique Malika Matoub, qui préside la fondation Matoub Lounès.

Elle s’interroge à ce titre pourquoi la veuve de Matoub s’oppose à une telle démarche : «A chaque fois que la famille engage la procédure pour le classement du patrimoine, Nadia saisit la justice pour bloquer l’opération de classement.» Dans le cas où la justice  prononcerai la division de l’héritage, tout le patrimoine risque un éparpillement certain.

Pour préciser, les trois héritières sont la mère du chantre de l’amazighité, Nna Aldjia (38,5%), sa sœur Malika (38,5%) et sa veuve (23%). La mère et la sœur de Lounès ont déjà versé l’intégralité de leurs parts à la Fondation qui porte le nom du Rebelle.

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El-Watan.com