Les députés ont failli en arriver aux mains : Échauffourées entre les élus du RCD et ceux de l’alliance

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Bagarre et pagaille à l’Assemblée populaire nationale. Au troisième et dernier jour des débats autour de la déclaration de politique générale, des échauffourées ont éclaté entre les députés de l’opposition et ceux de la majorité.

La séance était très houleuse et les députés ont failli en arriver aux mains. L’incident le plus marquant est celui ayant opposé les députés du RCD à ceux de l’alliance présidentielle. Tout a commencé avec l’intervention du député du RCD Yassine Aïssiouane. Ayant des difficultés à s’exprimer en raison du vacarme qui régnait dans la salle, l’élu a demandé un peu de calme afin qu’il puisse faire passer son message.

Niet, le chahut a pris le dessus, ce qui a irrité le parlementaire. «J’espère qu’on pourra avoir un peu de calme. Nous ne sommes pas dans un poulailler. Donc, les poules, taisez-vous un peu», a lâché le député de Tizi Ouzou à l’adresse des parlementaires de l’alliance. Des propos qui ont provoqué une vive protestation chez les autres députés. Le ton monte. C’est l’effervescence. Le député du RCD réplique, enjoignant l’ordre aux élus de la majorité de se taire. «Taisez-vous ! Taisez-vous !», criait le député du RCD, avant que son micro ne soit coupé par Mouad Bouchareb, le président de l’APN.

Ce dernier est intervenu à plusieurs reprises pour remettre de l’ordre. Il demande aux députés du RCD de modérer leurs propos et de respecter l’ordre du jour. S’ensuivit une dispute des plus violentes entre les deux parties qui ont bien failli en arriver aux mains n’était l’intervention d’autres députés qui se sont interposés et ont essayé de calmer les esprits. Une fois de plus, le président de l’Assemblée interpelle les élus du RCD qu’il accuse d’être des perturbateurs. «Les mots déplacés seront retirés du PV de la séance. Vous êtes le premier à avoir commencé.

Soit vous parlez dans le cadre du débat général, soit je vous retire la parole», a menacé Mouad Bouchareb et d’ajouter : «Les députés de la majorité sont des personnes respectables et respectueses, vous n’avez pas à les traiter de poules. Je connais votre cinéma, ça fait 15 ans que je suis avec vous. Je vous connais bien !», a-t-il lancé à l’adresse des députés du RCD qui répliquent de suite : «Tu nous connais et nous vous connaissons. Nous ne sommes pas des putschistes !», a de nouveau lancé le député du RCD à l’adresse de Bouchareb, faisant allusion à son élection contestée à la tête de la Chambre basse du Parlement en octobre dernier.

Avant-hier, une député du MSP a, dans son intervention, exprimé ses regrets de voir le chef de l’Etat finir rejeté par le peuple. Le président de l’APN interrompt son intervention pour lui rappeler que Bouteflika était une ligne rouge : «Critiquer le président de la République est une ligne rouge que je ne vous laisserai pas franchir à l’APN où la majorité parlementaire est avec lui. Nul n’a la tutelle sur le peuple, surtout pas ceux qui prennent le train en marche», tranche Bouchareb.

D’autres élus de l’opposition ont expliqué au président de l’Assemblée que l’Algérien  rêve d’un président qui exerce pleinement ses prérogatives constitutionnelles. Ce qui a déplu a Bouchareb, qui lance : «N’attentez pas à un symbole de la nation».

El-Watan.com