Les Nations unies appellent à la protection des migrants

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Les Nations unies appellent à la protection des migrants

Pour le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés, il est nécessaire de protéger les migrants vénézuéliens «dans plusieurs pays, pour qu’ils ne soient pas confrontés à des risques, à la criminalité, à des dangers, tout spécialement les femmes et les enfants».

Le haut commissaire des Nations unies pour les réfugiés, Filippo Grandi, a déclaré, samedi à Bogota, qu’il encouragerait une stratégie régionale afin d’assurer la protection des migrants vénézuéliens, rapportent des médias. Solution idoine à son avis pour éviter qu’ils ne soient victimes de la criminalité.

Filippo Grandi, qui a entamé en Colombie une tournée en Amérique du Sud qui le mènera également en Argentine, au Pérou et en Equateur, a indiqué que son «inquiétude majeure» concerne les risques encourus par les Vénézuéliens, qui fuient en masse la crise économique dans leur pays, au cours de leur périple vers les pays voisins.

Il est nécessaire «qu’ils puissent avoir accès à une protection (…) dans plusieurs pays et qu’ils ne soient pas confrontés à des risques, à la criminalité, à des dangers, tout spécialement les femmes, les enfants», a-t-il soutenu. Le haut commissaire a souligné que l’exode massif des Vénézuéliens devait être traité par «une stratégie régionale, parce que de nombreux problèmes sont les mêmes dans différents pays».

Le rôle du nouveau représentant spécial de l’Organisation des Nations unies (ONU) pour les migrants et réfugiés du Venezuela, l’ancien vice-président du Guatemala, Eduardo Stein, sera «de coordonner l’action internationale de manière plus efficace, de chercher (…) davantage de ressources pour aider les Vénézuéliens», a-t-il indiqué.

Selon l’ONU, quelque 1,9 million de personnes ont quitté le Venezuela depuis 2015, fuyant la crise économique et politique que traverse leur pays, marquée par la pénurie de produits de première nécessité.

A chaque pays sa vision

La Colombie, le Pérou et l’Equateur sont les principaux pays d’accueil de ce flux, qui s’étend à d’autres pays sud-américains, comme le Brésil. A chaque frontière, les Vénézuéliens sont confrontés à des formalités différentes. La Colombie demande une carte d’identité en cas de transit, un passeport à ceux qui veulent rester sur son territoire. L’Equateur exige une carte d’identité certifiée, le Pérou un passeport ou une demande de statut de réfugié.

Cette migration génère parfois des réactions de violence et de xénophobie, comme dans l’Etat brésilien de Roraima. Ainsi, le 28 août, le président brésilien, Michel Temer, a été contraint de décréter l’envoi de forces armées à la frontière du pays avec le Venezuela.

Il a évoqué en la circonstance le souci de «garantir la sécurité des citoyens brésiliens, mais aussi des immigrants vénézuéliens qui fuient leur pays». Il a qualifié aussi la situation migratoire de «tragique» «menaçant l’harmonie de quasiment tout le continent».

La Colombie, qui partage 2200 kilomètres de frontière avec le Venezuela, a reçu ces dernières années plus d’un million de personnes en provenance de ce pays, dont 820 000 ont régularisé leur situation. «Quelque 5000 personnes quittent le Venezuela chaque jour actuellement, c’est le plus grand mouvement de population dans l’histoire récente de l’Amérique latine», a déclaré Filippo Grandi, le 1er octobre à Genève.

Le 11 août 2017, le président américain, Donald Trump, a déclaré que «plusieurs options s’offrent à nous concernant le Venezuela. Et je tiens à dire que je n’exclus pas une intervention militaire». Propos ayant mis dans l’embarras les pays de la région qui avaient auparavant dénoncé la «rupture de l’ordre démocratique» au Venezuela.

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El-Watan.com