Les promoteurs Ansej et les travailleurs de l’ADE ont manifesté hier : La protestation ne faiblit pas à Tizi Ouzou

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Les promoteurs Ansej et les travailleurs de l’ADE ont manifesté hier : La protestation ne faiblit pas à Tizi Ouzou

La ville de Tizi Ouzou a connu, hier, une nouvelle journée de manifestation pour le changement du système politique avec la tenue de deux nouvelles marches distinctes, initiées d’un côté par le Collectif d’appui à la microentreprise (CAME) et de l’autre par les travailleurs de l’Algérienne des eaux (ADE). «Système dégage !» était le principal mot d’ordre de ces manifestations.

Le CAME, représentant des jeunes promoteurs bénéficiaires de crédits bancaires dans le cadre des dispositifs Ansej, Cnac et Angem, a appelé à une marche nationale à Tizi Ouzou. Plusieurs milliers de manifestants, dont des femmes accompagnées de leurs enfants, ont répondu à cet appel. Le coup d’envoi de la marche a été donné vers 10h, depuis le portail principal de l’université Mouloud Mammeri, au rythme de «Système dégage», «Y en a marre de ce pouvoir», «Achaâb yourid iskat ennidham» (le peuple veut la chute du pouvoir), ou encore «Bouteflika dégage !» et «Pouvoir assassin !». De nombreuses pancartes et autres affiches et banderoles ont été brandies réclamant le changement radical du système en place tout en rappelant la situation précaire des jeunes entrepreneurs.

On pouvait ainsi lire : «L’Algérie est libre et démocratique et non pas une monarchie», «Les promoteurs victimes de la mafia politico-financière» et «Halte à la politique des chiffres», en référence au discours officiel des autorités quant au taux de réussite des entreprises créées dans le carde des dispositifs d’aide à la création d’entreprise. «Notre mouvement est une continuité des marches populaires que connaît le pays ces derniers jours, et les promoteurs Ansej, Cnac et Angem font partie du peuple.

Nous militons depuis longtemps contre la politique de l’Etat et aujourd’hui nous joignons notre voix à celle de toute la population pour dire dégage à tout ce système», estime Karim Lembrouk, président du CAME, ajoutant que «les promoteurs veulent un pays stable qui leur permette de travailler dans la dignité». Des représentants de ce collectif au niveau d’une dizaine de wilayas ont marqué de leur présence la marche d’hier, à l’image d’Alger, Boumerdès, Saïda, Aïn Defla, Tipasa, Ghardaïa…

Un peu plus loin, de l’autre côté de la ville de Tizi Ouzou et pratiquement au même moment, le coup d’envoi de la marche des travailleurs de l’Algérienne des eaux (ADE) a été donné. L’action a, elle aussi, regroupé une importante foule autour de la même revendication, à savoir le départ du système.

Là aussi les slogans scandés exigeaient la rupture avec le système politique en place. Les manifestants ont souligné leur refus de la feuille de route proposée par le pouvoir en place. «Nous sommes contre une transition guidée par la mafia», pouvait-on d’ailleurs lire sur une des pancartes. Ces travailleurs affiliés à l’UGTA ont réitéré à la même occasion leur revendication pour le départ du secrétaire général du syndicat, Abdelmadjid Sidi Saïd. 

El-Watan.com