L’opep n’a pas cédé aux pressions

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L’OPEP et ses alliés se disent disposés à améliorer leur offre en cas de pénuries ou de réels déséquilibres de la situation du marché.

Aucune référence officielle aux récentes mises en garde de Trump, ni une quelconque déclaration politique, si ce n’est une cérémonie pour ainsi dire improvisée en hommage au président de la République, Abdelaziz Bouteflika…

L’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) et ses alliés non OPEP, menés surtout par la Russie, se sont contentés, hier à Alger, de répondre aux pressions du président américain par la décision, quelque peu inattendue, de maintenir en l’état leur accord de limitation de production, au moins dans le contexte actuel du marché.

A l’issue de sa réunion d’hier, le Comité ministériel conjoint de suivi de l’accord de réduction de la production pétrolière des pays OPEP et non OPEP a ainsi écarté tout rehaussement de sa production dans l’immédiat, préférant temporiser et voir venir, au moins jusqu’à sa prochaine rencontre, annoncée pour novembre 2018 à Abu Dhabi.

Tout en faisant montre de beaucoup de diplomatie et en se disant tout à fait attentifs aux intérêts des pays consommateurs, les deux poids lourds de l’accord entre l’OPEP et les non-OPEP, en l’occurrence l’Arabie Saoudite et plus particulièrement la Russie, ont en définitive donné une réplique des plus claires au président américain, Donald Trump, qui n’a cessé de les presser ces derniers jours de faire baisser les prix du pétrole en augmentant leur offre.

A deux jours de l’ouverture de la réunion d’Alger, Trump, convient-il de rappeler, avait multiplié ses tweets coléreux, avertissant que les pays du Moyen-Orient «ne seraient pas en sécurité pour très longtemps» sans la protection des Etats-Unis et que de ce fait, «le monopole OPEP doit baisser ses prix maintenant».

Des positions qui n’ont pas manqué de déstabiliser les marchés pétroliers ces quelques derniers jours et auxquelles l’OPEP et ses alliés auront finalement décidé de tourner le dos à l’issue de leur réunion d’hier à Alger.

Assurant toutefois de la disponibilité des grands pays producteurs à prendre en ligne de compte les intérêts des pays consommateurs, le ministre saoudien de l’Energie, Khaled Al Falih, a déclaré que l’OPEP et ses partenaires continuent de surveiller de près l’offre et la demande et «nous y répondrons, a-t-il dit, de manière adéquate, au moment opportun et autant qu’il sera nécessaire».

Et d’ajouter : «Notre objectif n’est pas de chercher à influencer ou à augmenter les prix, mais bien au contraire, nous cherchons à équilibrer l’offre et la demande et à veiller à la stabilité du marché.»

Une position que défend également le ministre russe de l’Energie, Alexandre Novak, qui a réaffirmé l’attachement de son pays à l’accord de limitation de production signé en septembre 2016 à Alger, tout en assurant de la disponibilité d’une offre de brut supplémentaire pouvant être injectée sur le marché en cas de réels déséquilibres ou de pénuries.

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